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POLITRASH
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Communiqué du 10 avril 2009
:: Politrash sur TV Tours ::
C'est avec un plaisir certain que la rédaction a découvert l'un des reportages du journal télévisé de la chaîne TV Tours, diffusé le 7 avril. En effet, ce reportage parle du concert de RAC dont nous avions été les premiers à faire l'annonce publique, dans notre communiqué du 1er avril.
Là où cela devient intéressant, c'est au début du reportage lui-même. Quand on regarde les huit premières secondes du reportage, on voit à l'écran... Politrash ! Eh oui : le meilleur blog politique du net francophone est passé à la télévision, avec sa barre du haut, le communiqué en titre et un commentaire ! On voit notamment écrit "POLITRASH", en gros, par deux fois, une sur la barre du haut et une dans le commentaire. Les journalistes ont-il voulu nous faire de la pub ?
Le reste du reportage, il faut bien l'avouer, est beaucoup moins intéressant. Comme toujours dans les médias, le ton alarmiste est de rigueur dès lors qu'on parle de skins NS, érigés en croque-mitaines diaboliques, tandis que les "collectifs antifascistes" ont le beau rôle. C'est oublier que les "adorateurs d'Hitler" ne sont en fait que des branleurs alcooliques, tout comme les antifas, d'ailleurs. On a également droit à l'inévitable "spécialiste de l'extrême droite", en réalité un bourgeois-bobo dont le discours insipide n'est bon qu'à meubler les articles de presse ou reportages comme celui-ci. Autre détail déplaisant : si on regarde bien le tout début, on s'aperçoit qu'OGKim, en haut à droite, a été flouté au montage... Les journalistes de TV Tours craindraient-ils une réaction violente du South Cide ?
Quoi qu'il en soit, ces petites déceptions - habituelles lorsque les médias parlent de l'extrême droite - ne sauraient occulter le fait réellement important qui a eu lieu : Politrash est passé à la télé !
Et ce n'est qu'un début. Bientôt, nous passerons dans "Zone interdite" sur M6, et Marcel Stuart sera invité à "On n'est pas couché" aux côtés d'Eric Neaulleau et d'Eric Zemmour. D'ici là, nous verrons bien ce qu'il adviendra de l'évènement sur lequel nous surfons actuellement, c'est-à-dire le concert de RAC du 18 avril, et nous espérons que les skins seront présents en masse pour acheter les articles que nous vendrons à la sortie du concert (voir le communiqué du 1er avril).
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POLITRASH
http://politrash.hautetfort.com
Contact : politrashredac@gmail.com
Permanence téléphonique : 01 14 88 14 88 (entre 2 et 3h du matin)
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vendredi 10 avril 2009
mardi 7 avril 2009
Portrait : le blogueur
Pourtant, on ne peut s'empêcher de ressentir une certaine nostalgie quand on pense au web 1.0. A l'époque du HTML, des pages persos, du client Outlook à configurer, des serveurs IRC super durs à trouver, avec dessus un tas de baroudeurs du web et de cyber-djeunz connectés pêle-mêle. Certes, c'était chiant et il fallait s'y connaître un peu en informatique, mais ça avait son charme. Les frames, les backgrounds pourris qui éclataient les yeux étaient autant d'obstacles à vaincre pour trouver ce qu'on voulait, tout comme les moteurs de recherche plus ou moins bons. C'était l'époque où Google, brillante entreprise rivalisant avec un Microsoft en perte de vitesse, ne régnait pas encore en maître absolu du World Wide Web. On n'avait pas d'accès immédiat à l'information : pour trouver, il fallait mettre le cerveau dans le cambouis virtuel, faire marcher ses neurones, et on exultait devant son écran quand on parvenait enfin à avoir son site perso ou à envoyer une image à quelqu'un après des heures et des heures de codage semi-manuel.
Fini, tout ça ! Désormais, Internet est un pêle-mêle hyper-attractif, où il n'y a plus de distinction entre "acteurs" et "spectateurs" du Web, si tant est que cette définition pompeuse ait jamais eu un sens. Désormais, tout le monde peut donner son avis immédiatement. Le bidule à commentaire est là, plus besoin de client pour envoyer des mails, plus besoin de mails non plus : il suffit de taper trois mots, et hop, on a donné son avis sur tel ou tel truc à la planète entière. Même plus besoin de surveiller son orthographe. Internet est devenu un bordel de facilité, où on trouve absolument tout ce qu'on veut en un clic. Le problème, c'est que "ce que l'on veut" n'a plus de saveur. Sans effort pour le trouver, ce n'est plus une récompense. Et si on ne fait plus d'effort, l'habitude de travailler est remplacée par un glandage systématique façon zapping télévisuel. Malgré les innombrables informations disponibles en ligne, plus personne ne fait l'effort de chercher et la Toile n'est plus qu'un gigantesque hangar bordélisé où n'importe qui peut se téléporter n'importe où, comme dans Second Life, jusqu'à l'ennui. Mais c'est cool, parce que comme tout le monde peut parler, et il n'y a plus de différence entre le mec intelligent qui réfléchit et le premier triso venu qui poste son avis en trois lignes farcies de fautes d'orthographe.
Dans cette jungle, il y a un "acteur" (lol mdr) qui joue un rôle super-important, c'est le blogueur. Inutile de dire ce qu'est un blog, vous n'êtes pas assez has-been pour ne pas le savoir (à moins de vous appeler Grand Gilles ou OGKévin, mais c'est une autre histoire...), alors passons directement à la description de ce drôle d'oiseau.
Véritable ténia virtuel, le blogueur est avant tout un abruti fini. Enfin, dans 90% des cas, puisque nous-mêmes faisons partie des 10% restants. Chié en droite ligne du rectum de l'égalitarisme ambiant, le blogueur peut être celui qui lit des articles sur un site d'informations. Mettons, rue89. En les lisant, il se dit : "Pourquoi je ne serais pas une source d'informations, moi aussi ? Allez, je vais devenir un journaliste citoyen, comme ça je vais pouvoir informer plein de monde et je contribuerais à
Le blog est le symbole parfait de l'égalitarisme. A force de rejeter la moindre tentative de hiérarchisation, en refusant que certaines choses puissent être plus belles ou mieux faites que d'autres, on se retrouve avec un énorme tas de merde dont chacun tire une petite satisfaction en disant ici ou là : "c'est moi qui y ait contribué !". Bien souvent, le blogueur a une mentalité de crétin prétentieux qui donne envie de le pourrir à coups de commentaires aussi débiles que ses articles. Il croit que sa vie est exceptionnelle, super-intéressante, et s'imagine que plein de gens vont aussitôt y faire attention, dès qu'il la racontera sur son blog, en oubliant qu'il y a déjà cent mille boulets comme lui qui le font déjà. Jpop trash le disait il y a deux ans, c'est encore plus vrai aujourd'hui : ceux qui ont une vie intéressante sont trop occupés à la vivre pour la raconter, ceux qui n'ont aucune vie et s'emmerdent font un blog pour oublier qu'ils s'ennuient. Hélas, ils n'ont rien à raconter...
Rien à raconter ? Il n'y a pas de contenu, alors ? Non, mais il y a des articles quand même ! Car pour meubler ce vide terrifiant, le blogueur se croira habilité à donner son avis sur tout. Comme si ça pouvait intéresser qui que ce soit d'entendre pour la énième fois des discours déjà longuement ressassés, et politiquement corrects qui plus est, les mêmes qu'on entend à la télé mais qui sont ici moins bien dits vu que le blogueur n'a aucun style. Bien qu'il ne pense pas par lui-même, le blogueur s'exprime. Ou plutôt, en croyant s'exprimer, il vomit la même purée qu'on entend dans les médias ou au café du commerce. Arguments à deux balles, jugements simplistes et attaques personnelles sont de rigueur. Et si on ose dire qu'on n'est pas d'accord avec lui dans les commentaires, on se fait traiter de troll.
Curieusement, le blogueur est souvent de gauche. Il y a aussi des blogs de droite, comme la "réacosphère", mais celle-ci est déjà plus digne d'intérêt : elle est politiquement incorrecte, contient un discours un tantinet différent de celui des médias ; on y trouve des nuances subtiles entre chaque blog (bon, ok, le mot "subtiles" est de trop) et c'est souvent mieux écrit que d'ordinaire. Ces blogs-là ne sont pas très nombreux. Non parce qu'ils sont politiquement incorrects, et qu'on les ferme, mais parce qu'on ouvre d'abord un blog pour se faire mousser et qu'en général la patience ne suit pas. C'est marrant au début, puis rapidement on a la flemme de le mettre à jour, alors on le ferme et il disparaît rapidement dans les abysses du Net. Du côté de la majorité des blogs, c'est-à-dire côté gauchiste militant ou plus généralement je-raconte-ma-vie-en-donnant-mes-opinions-vaseuses-à-tout-le-monde, le politiquement correct est le trait dominant. Le blogueur moyen est anti-Sarko, bloqué sur le "casse-toi pauv'con" (il est bien sûr trop inculte pour savoir que Chirac était réputé pour son peu de politesse avec les députés, et oublie totalement les différences entre l'époque des portables-caméras omniprésents et celle des seules caméras de télévision), écologiste, pro-Obama et anti-Le Pen. Quelquefois, il met des messages militants, écrits par lui (donc mal écrits) ou copié-collés ailleurs. Il se prend alors pour un transfuge de la vérité, défenseur des bonnes causes et citoyen super courageux contre des méchants droitistes qu'il ne voit jamais mais se plaît à imaginer, sans se rendre compte qu'il enfonce des portes ouvertes et que son donnage d'opinion n'est ni original ni intéressant. Le reste du temps, il raconte sa vie, met des photos de lui et de son chien, fait des private jokes avec ses potes et regarde son compteur de commentaires toutes les dix minutes.
Car oui, le blogueur ne fait rien d'intéressant mais il croit tout de même qu'un jour il aura du succès. Certains blogs pourris ont du succès ; souvent, ce sont les plus débiles, car les trucs merdeux sont ceux qui marchent le mieux mais notre blogueur est un peu moins mauvais que ces trucs-là. En fait, il est dans la norme, noyé dans le ventre mou du milieu. Là où il est, on ne le voit pas. Et si on le voit, on ne le retient pas. Ni son racontage de vie permanent, ni ses opinions toutes faites, ni même ses échanges de liens avec d'autres crétins de son espèce ne lui amènent le succès tant espéré. Son petit joujou tourne toujours à quinze visites par jour, dont la moitié sont de lui et l'autre moitié de ses potes. Il est d'ailleurs amusant de voir que beaucoup de blogueurs, surtout des blogueurs antifas, n'aiment pas Politrash. Ca les fait rager de voir que nous alignons des dizaines de commentaires sur chacun de nos articles, sans faire la moindre publicité ailleurs, alors que lui passe sa journée à laisser des com's inintéressants sur d'autres blogs en mettant l'adresse du sien pour attirer du monde...
Ce qui fait le plus pitié, dans ces blogs, c'est leur style. En fait, la forme et le fond ne font qu'un : le blogueur écrit mal, n'a rien à raconter et fait des fautes. Ca a au moins un avantage, celui de faire immédiatement le tri entre les articles copié-collés et les billets personnels. Les premiers ne contiennent pas de fautes, les seconds en contiennent une par mot. Le style bloguesque, c'est avant tout une tartine insipide de sentimentalisme à deux francs. Une mini-loghorrée, synthétisée juste ce qu'il faut pour être à peu près lisible, avec un ton un peu intimiste, histoire de donner à l'internaute moyen sa dose de vie sociale quotidienne à travers un communautarisme contrefait. En général, c'est écrit comme un défouloir, mais le bloggueur pense à ses lecteurs : il n'ose pas aller au bout de ses idées, d'une part parce qu'il ne veut pas courir le risque d'être étiqueté, d'autre part parce qu'il est lui-même une couille molle qui n'ose rien dire d'un tant soit peu radical, surtout si ça risque d'être politiquement incorrect. Curieusement, les bloggueurs ont presque tous ce (mauvais) style d'écriture qui donne l'illusion d'une intimité entre lui et l'internaute, mais qui se révèle vite chiant à mourir, dans la mesure où il ne contient ni véritable information, ni véritable sentiment.
Le phénomène des blogs est une conséquence parfaite de la société qui l'a vu naître. Un blog, c'est avant tout un racontage de vie, un donnage d'opinion et une réserve de photos ou de privates jokes. Celui qui en créée un érige un temple à sa propre gloire, mais le lieu qu'il anime lui correspond bien : ennuyeux, insipide et faux. Que le blogueurs racontent des conneries à longueur de temps, passe encore, ils n'ont pas assez de capacités intellectuelles pour faire autrement... mais pourquoi s'obstinent-ils à écrire dans ce style merdeux qui ressemble autant à celui de Charlie Hebdo, en plus intime ? Même dégueulis, même dogmatisme étroit, même donnage de leçons et parfois même humour scatophile. Peut-être est-ce justement l'influence des "chroniques", tribunes libres à deux balles ou autres charlieteries qui donne aux blogueurs leurs principales munitions stylistiques. Ce qui donne au final un truc chiasseux recevant à grand-peine 15 visites par jour. Hé oui, il n'y a de place que pour un seul Charlie Hebdo, même sur le Net !
A trop faire dans l'inutile et le facile, on ne fait rien du tout. Au fond, le blog est comme le web 2.0 : égalitaire, facile de partout, et finalement saturé par la connerie du troupeau.
Libellés :
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samedi 4 avril 2009
Une matrone du Bronx au G20
Quand nous avons créé Politrash, nous avions l'intention de nous moquer de tout le spectre politique. Comme on parle de ce qu'on connaît le mieux, les articles présents dès le début traitaient quasi exclusivement du milieu faf et antifa. Nous avions pourtant dans nos cartons des articles plus diversifiés, sur le PS, l'UMP... Hélas, nos tentatives de diversification, sur Cindy Sander ou Ségolène Royal par exemple, n'ont pas eu beaucoup de succès, contrairement aux articles sur les fafs et les crasseux. Nous nous sommes rendus compte que les gens avaient besoin d'entendre un vrai discours sur les milieux dits "extrêmes", et c'est pourquoi nous avons continué dans cette voie, quitte à négliger un peu la politique standard. Il y a bien assez de blogs politiques comme ça : autant donc se concentrer sur les milieux dont nous sommes les mieux à même de parler, et ce sera plus intéressant !
Cependant, à trop parler sans cesse des mêmes choses, on finit par se scléroser. Par ailleurs, la plupart des blogs politiques oscillent entre le très moyen et le nullissime, d'où l'engouement pour Politrash qui est, en toute modestie, beaucoup plus intéressant. Nous avons donc décidé de varier un peu les plaisirs, et pour changer, de parler de l'homme avec lequel les médias nous lobotomisent jour après jour : Barack Obama, le prédicateur, le héros, le métis, étendard du boboïsme triomphant et de l'aryanisme du XXIème siècle.
Dans cette optique, la rédaction a traduit un pamphlet rédigé par un jeune républicain, Eric Cartman, habitant dans le Colorado. Pardonnez-nous les éventuelles fautes de traduction, l'anglais n'a jamais été notre matière dominante au lycée, et de toute façon les français ne sont pas doués en langues... whatever.
John Milton le disait bien : lorsqu'une personne est douée de prestance, qu'elle parle bien et occupe une position clé dans la société, les autres hommes vont l'entourer aussitôt de tous leurs soins. Les plus idéalistes prétendraient que c'est leur altruisme naturel qui se révèle là ; les réalistes, que c'est l'intérêt qui domine ; mais Milton, plus subtil, estimait que la jalousie était le moteur de tout. Un homme qui a de la classe attirera dans son sillage des ambitieux, des laids de physique et de coeur, s'il ne prend pas garde à les écarter. En effet, un tel homme irradie de prestance, à tel point qu'il en diffuse autour de lui : ceux qui n'en ont pas tentent de l'entourer, pour que cette prestance rejaillisse sur eux, qui n'en possèdent pas, et ainsi ils en possèderaient un peu. C'est donc un mélange de jalousie et d'intérêt qui pousse les gens vers d'autres plus beaux qu'eux. En empruntant un peu de classe à autrui, on se hausse soi-même à un niveau supérieur, au moins à ses propres yeux.
Milton disait cela des hommes de la Cour, qui se battaient pour assister aux repas ou aux levers de la reine d'Angleterre, mais il faut croire que ce principe est toujours vrai aujourd'hui. Le sommet du G20 en donne un parfait exemple. Regardez la tenue des femmes de dirigeants : la plupart étaient vêtues de rose et de mauve, comme Hillary Clinton ou Michelle Obama. Et c'est Elizabeth II, l'actuelle reine d'Angleterre, qui a donné le la pour cette année.
Peu appréciée par les républicains anglais, Elizabeth II n'en est pas moins une référence en matière de manières, et occupe le centre de cérémonies diverses et variées du haut de ses 82 ans. Elle était d'ailleurs assise au centre lors de la photo de groupe du G20, au milieu de dirigeants tous vêtus d'anthracites, en digne figure de proue d'un empire jadis florissant.
Le cérémonial qui l'entoure est complexe. Cependant, Michelle Obama, notre première dame, n'a pas hésité à lui donner l'accolade, comme s'il s'agissait d'une grand-mère anonyme à qui elle cherchait à soutirer un vote. L'espace d'un instant, elle l'a entouré d'un grand bras et d'une grosse main, après quoi la reine s'est brusquement retirée, choquée. On peut penser ce que l'on veut du protocole, mais que l'on soit d'accord ou non avec son maintien, on ne peut qu'être honteux devant ce geste symbolique à tous égards.
Lorsqu'on regarde Michelle Obama sur les photos du G20, que voit-on ? Outre ses dents longues, qui ont dû rayer plus d'une dalle au palais Royan, elle ressemble à un sac à patates. Aucune classe, aucune prestance : mal fagotée dans sa robe à dix mille dollars pièce, la première dame a un petit côté Mars Attacks si l'on s'attarde sur la haute permanente qui surmonte sa large tête. Contrairement à son époux, Michelle ne sait pas haranguer les foules. Elle n'a pas de prestance. Même habillée par les couturiers de la Maison-Blanche, elle n'a aucune allure, ce qui est quelque peu embêtant pour une première dame. C'est ici que l'aphorisme de John Milton rentre en jeu : Michelle Obama n'a aucune classe, tandis que la reine d'Angleterre incarne la classe même. Quand Elizabeth la touche poliment d'une main fermée, Michelle en profite et jette une large accolade pour montrer sa domination.
Est-ce cela, l'Amérique d'aujourd'hui ? Une Amérique irrespectueuse des coutumes et des gens ? Une Amérique au visage sombre, qui impose les ténèbres de ses peaux multiples au monde qui l'entoure ? A côté de la reine d'Angleterre, notre first lady faisait bien pâle figure : rabaissant la cérémonie au niveau d'une mauvaise sitcom, elle tentait d'emprunter un peu de classe à une femme qui en a beaucoup. Hélas pour elle, cette femme a refusé de se laisser voler son patrimoine, et elle s'est retirée, avec un dédain mérité mais contenu. Encore, l'incident serait-il anecdotique si Mme Obama avait l'air de quelque chose. Mais le fait est qu'elle ressemble plus à une matrone du Bronx qu'à une véritable première dame. Vous me direz que c'est normal : nous sommes en démocratie, et si les Américains ont voté pour un musulman caché - si Obama n'est pas musulman, pourquoi nous cache-t-il son certificat de naissance ? S'il le cache, c'est qu'il a quelque chose à cacher - et une première dame faisant la paire, ils le méritent. Peut-être est-ce vrai. Mais le sens profond de cette accolade forcée saute aux yeux.
Quand Obama parle, il utilise le ton d'un prédicateur. George Bush, à qui on a adressé de nombreuses critiques souvent injustifiées, avait au moins la qualité de faire des discours compréhensibles pour tous. Ses paroles étaient si limpides que quand il faisait face au micro, tout le monde, même des non-américains, était capable de le comprendre. Ce n'est pas le cas pour Obama : ses paroles sont jetées à la foule, avec une agressivité certaine. Obama ne parle pas, il harangue. S'il n'avait pas été catapulté par les démocrates, sa place serait à la scientologie, parmi les rhéteurs les plus brillants. Ses manières enflammées plaisent à ceux qui ont soif de revanche, aux insatisfaits, aux petits vengeurs qui cachent leur égoïsme derrière celui des autres - qu'ils fustigent d'ailleurs. Et ne parlons même pas de sa religion. Que vaut la parole d'un musulman quand elle est prêtée sur une Sainte Bible, qu'il ne reconnaît pas ?
Si je dis que Michelle forme une paire parfaite avec lui, ce n'est pas pour rien. Bien que n'ayant aucune classe, elle n'en a pas moins un appétit sans bornes. Son accolade avec Elizabeth, sa main large et ouverte, ne sont pas sans faire penser à une dévoration. A défaut d'avoir de la classe, on peut tenter de voler celle d'autrui, comme dirait Milton. Mais cela ne marche pas à tous les coups.
J'écris cette chronique pour que les non-américains, et les Anglais en premier lieu, se rendent compte que l'Amérique n'est pas ce qu'on leur a montré aujourd'hui. L'Amérique, ce n'est pas le strass et les paillettes d'un couple présidentiel qui s'appuie exclusivement sur son packaging. Ce n'est pas les médias aux ordres, ce n'est pas les sitcoms ridicules que l'on voit sur les écrans, ce n'est pas ces démocrates triomphants qui vous expliquent ce qu'est la mixité ethnique quand eux-mêmes vivent dans un quartier totalement blanc. Non. L'Amérique, c'est les paysages grandioses de chaque Etat, c'est la maison de chacun, c'est le café où l'on se retrouve pour discuter et plaisanter avec ses amis. L'Amérique, c'est la route, le carrefour, les chemins que l'on emprunte chaque jour pour aller au travail ou au lycée. Quelquefois, quand je suis sur une autoroute et que se déroule devant moi un paysage étendu et libre, une certaine ivresse m'atteint, et je me dis : "c'est ça l'Amérique".
Et cette Amérique-là, la vraie, celle des Américains véritables - ceux chez qui la bannière étoilée éveille des sentiments sincères - n'a rien à voir avec les époux Obama. Barrack est avant tout un prédicateur, jouant sur un magnétisme des foules qui n'est pas sans rappeler des heures particulièrement sombres de l'histoire européenne ; quant à Michelle, son geste récent est tout à fait symbolique de sa mentalité : tout mettre à son niveau, tout dévorer pour le placer dans son univers de matrone du Bronx, cheffe d'une mauvaise sitcom jetant sa noirceur à la face d'une digne reine qui vit encore - comment le lui reprocher ? - dans l'univers historique qui lui est propre.
L'Amérique d'Obama, c'est l'Amérique de ces immigrés qui, au lieu de s'intégrer, profitent, jusqu'à prendre la tête du pays qui les avait si bien accueillis. Rappelons au passage que les Noirs américains n'ont pas été aussi obamaniaques qu'on le prétend : Obama n'est pas un descendant d'esclaves, mais un kényan, un "enfant du pays" qui vient installer le tiers-monde à la tête de notre pays au nom de tout un fatras de valeurs creuses et fausses. Cette Amérique-là, c'est celle des revanchards, des donneurs de leçons, des caïds du dogmatisme en casquette ou en costume, celle qui dévore ses propres traditions et celles des autres pour en faire du show-business : et le geste de Michelle Obama est symptomatique de cette Amérique-là.
En tout cas, cette Amérique-là n'est pas celle que je veux laisser à mes enfants.
Républicanement vôtre,
Eric T. Cartman
Colorado
PS : si j'étais amateur de polémiques, je comparerais l'attitude de Mme Obama à celle d'un headcrab dans Half-Life, mais naturellement, je ne le ferais pas.
Cependant, à trop parler sans cesse des mêmes choses, on finit par se scléroser. Par ailleurs, la plupart des blogs politiques oscillent entre le très moyen et le nullissime, d'où l'engouement pour Politrash qui est, en toute modestie, beaucoup plus intéressant. Nous avons donc décidé de varier un peu les plaisirs, et pour changer, de parler de l'homme avec lequel les médias nous lobotomisent jour après jour : Barack Obama, le prédicateur, le héros, le métis, étendard du boboïsme triomphant et de l'aryanisme du XXIème siècle.
Dans cette optique, la rédaction a traduit un pamphlet rédigé par un jeune républicain, Eric Cartman, habitant dans le Colorado. Pardonnez-nous les éventuelles fautes de traduction, l'anglais n'a jamais été notre matière dominante au lycée, et de toute façon les français ne sont pas doués en langues... whatever.
John Milton le disait bien : lorsqu'une personne est douée de prestance, qu'elle parle bien et occupe une position clé dans la société, les autres hommes vont l'entourer aussitôt de tous leurs soins. Les plus idéalistes prétendraient que c'est leur altruisme naturel qui se révèle là ; les réalistes, que c'est l'intérêt qui domine ; mais Milton, plus subtil, estimait que la jalousie était le moteur de tout. Un homme qui a de la classe attirera dans son sillage des ambitieux, des laids de physique et de coeur, s'il ne prend pas garde à les écarter. En effet, un tel homme irradie de prestance, à tel point qu'il en diffuse autour de lui : ceux qui n'en ont pas tentent de l'entourer, pour que cette prestance rejaillisse sur eux, qui n'en possèdent pas, et ainsi ils en possèderaient un peu. C'est donc un mélange de jalousie et d'intérêt qui pousse les gens vers d'autres plus beaux qu'eux. En empruntant un peu de classe à autrui, on se hausse soi-même à un niveau supérieur, au moins à ses propres yeux.
Milton disait cela des hommes de la Cour, qui se battaient pour assister aux repas ou aux levers de la reine d'Angleterre, mais il faut croire que ce principe est toujours vrai aujourd'hui. Le sommet du G20 en donne un parfait exemple. Regardez la tenue des femmes de dirigeants : la plupart étaient vêtues de rose et de mauve, comme Hillary Clinton ou Michelle Obama. Et c'est Elizabeth II, l'actuelle reine d'Angleterre, qui a donné le la pour cette année.
Peu appréciée par les républicains anglais, Elizabeth II n'en est pas moins une référence en matière de manières, et occupe le centre de cérémonies diverses et variées du haut de ses 82 ans. Elle était d'ailleurs assise au centre lors de la photo de groupe du G20, au milieu de dirigeants tous vêtus d'anthracites, en digne figure de proue d'un empire jadis florissant.
Le cérémonial qui l'entoure est complexe. Cependant, Michelle Obama, notre première dame, n'a pas hésité à lui donner l'accolade, comme s'il s'agissait d'une grand-mère anonyme à qui elle cherchait à soutirer un vote. L'espace d'un instant, elle l'a entouré d'un grand bras et d'une grosse main, après quoi la reine s'est brusquement retirée, choquée. On peut penser ce que l'on veut du protocole, mais que l'on soit d'accord ou non avec son maintien, on ne peut qu'être honteux devant ce geste symbolique à tous égards.
Lorsqu'on regarde Michelle Obama sur les photos du G20, que voit-on ? Outre ses dents longues, qui ont dû rayer plus d'une dalle au palais Royan, elle ressemble à un sac à patates. Aucune classe, aucune prestance : mal fagotée dans sa robe à dix mille dollars pièce, la première dame a un petit côté Mars Attacks si l'on s'attarde sur la haute permanente qui surmonte sa large tête. Contrairement à son époux, Michelle ne sait pas haranguer les foules. Elle n'a pas de prestance. Même habillée par les couturiers de la Maison-Blanche, elle n'a aucune allure, ce qui est quelque peu embêtant pour une première dame. C'est ici que l'aphorisme de John Milton rentre en jeu : Michelle Obama n'a aucune classe, tandis que la reine d'Angleterre incarne la classe même. Quand Elizabeth la touche poliment d'une main fermée, Michelle en profite et jette une large accolade pour montrer sa domination.
Est-ce cela, l'Amérique d'aujourd'hui ? Une Amérique irrespectueuse des coutumes et des gens ? Une Amérique au visage sombre, qui impose les ténèbres de ses peaux multiples au monde qui l'entoure ? A côté de la reine d'Angleterre, notre first lady faisait bien pâle figure : rabaissant la cérémonie au niveau d'une mauvaise sitcom, elle tentait d'emprunter un peu de classe à une femme qui en a beaucoup. Hélas pour elle, cette femme a refusé de se laisser voler son patrimoine, et elle s'est retirée, avec un dédain mérité mais contenu. Encore, l'incident serait-il anecdotique si Mme Obama avait l'air de quelque chose. Mais le fait est qu'elle ressemble plus à une matrone du Bronx qu'à une véritable première dame. Vous me direz que c'est normal : nous sommes en démocratie, et si les Américains ont voté pour un musulman caché - si Obama n'est pas musulman, pourquoi nous cache-t-il son certificat de naissance ? S'il le cache, c'est qu'il a quelque chose à cacher - et une première dame faisant la paire, ils le méritent. Peut-être est-ce vrai. Mais le sens profond de cette accolade forcée saute aux yeux.
Quand Obama parle, il utilise le ton d'un prédicateur. George Bush, à qui on a adressé de nombreuses critiques souvent injustifiées, avait au moins la qualité de faire des discours compréhensibles pour tous. Ses paroles étaient si limpides que quand il faisait face au micro, tout le monde, même des non-américains, était capable de le comprendre. Ce n'est pas le cas pour Obama : ses paroles sont jetées à la foule, avec une agressivité certaine. Obama ne parle pas, il harangue. S'il n'avait pas été catapulté par les démocrates, sa place serait à la scientologie, parmi les rhéteurs les plus brillants. Ses manières enflammées plaisent à ceux qui ont soif de revanche, aux insatisfaits, aux petits vengeurs qui cachent leur égoïsme derrière celui des autres - qu'ils fustigent d'ailleurs. Et ne parlons même pas de sa religion. Que vaut la parole d'un musulman quand elle est prêtée sur une Sainte Bible, qu'il ne reconnaît pas ?
Si je dis que Michelle forme une paire parfaite avec lui, ce n'est pas pour rien. Bien que n'ayant aucune classe, elle n'en a pas moins un appétit sans bornes. Son accolade avec Elizabeth, sa main large et ouverte, ne sont pas sans faire penser à une dévoration. A défaut d'avoir de la classe, on peut tenter de voler celle d'autrui, comme dirait Milton. Mais cela ne marche pas à tous les coups.
J'écris cette chronique pour que les non-américains, et les Anglais en premier lieu, se rendent compte que l'Amérique n'est pas ce qu'on leur a montré aujourd'hui. L'Amérique, ce n'est pas le strass et les paillettes d'un couple présidentiel qui s'appuie exclusivement sur son packaging. Ce n'est pas les médias aux ordres, ce n'est pas les sitcoms ridicules que l'on voit sur les écrans, ce n'est pas ces démocrates triomphants qui vous expliquent ce qu'est la mixité ethnique quand eux-mêmes vivent dans un quartier totalement blanc. Non. L'Amérique, c'est les paysages grandioses de chaque Etat, c'est la maison de chacun, c'est le café où l'on se retrouve pour discuter et plaisanter avec ses amis. L'Amérique, c'est la route, le carrefour, les chemins que l'on emprunte chaque jour pour aller au travail ou au lycée. Quelquefois, quand je suis sur une autoroute et que se déroule devant moi un paysage étendu et libre, une certaine ivresse m'atteint, et je me dis : "c'est ça l'Amérique".
Et cette Amérique-là, la vraie, celle des Américains véritables - ceux chez qui la bannière étoilée éveille des sentiments sincères - n'a rien à voir avec les époux Obama. Barrack est avant tout un prédicateur, jouant sur un magnétisme des foules qui n'est pas sans rappeler des heures particulièrement sombres de l'histoire européenne ; quant à Michelle, son geste récent est tout à fait symbolique de sa mentalité : tout mettre à son niveau, tout dévorer pour le placer dans son univers de matrone du Bronx, cheffe d'une mauvaise sitcom jetant sa noirceur à la face d'une digne reine qui vit encore - comment le lui reprocher ? - dans l'univers historique qui lui est propre.
L'Amérique d'Obama, c'est l'Amérique de ces immigrés qui, au lieu de s'intégrer, profitent, jusqu'à prendre la tête du pays qui les avait si bien accueillis. Rappelons au passage que les Noirs américains n'ont pas été aussi obamaniaques qu'on le prétend : Obama n'est pas un descendant d'esclaves, mais un kényan, un "enfant du pays" qui vient installer le tiers-monde à la tête de notre pays au nom de tout un fatras de valeurs creuses et fausses. Cette Amérique-là, c'est celle des revanchards, des donneurs de leçons, des caïds du dogmatisme en casquette ou en costume, celle qui dévore ses propres traditions et celles des autres pour en faire du show-business : et le geste de Michelle Obama est symptomatique de cette Amérique-là.
En tout cas, cette Amérique-là n'est pas celle que je veux laisser à mes enfants.
Républicanement vôtre,
Eric T. Cartman
Colorado
PS : si j'étais amateur de polémiques, je comparerais l'attitude de Mme Obama à celle d'un headcrab dans Half-Life, mais naturellement, je ne le ferais pas.
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