Affichage des articles dont le libellé est julien terzic. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est julien terzic. Afficher tous les articles

mardi 17 mars 2009

Sur les pavés


Dire que ce "documentaire" était attendu relève de l'euphémisme. Côté faf, on attendait avec impatience de pouvoir se branler sur un équivalent de droite d'Antifa chasseurs de skins, et côté antifa, on redoutait des pseudo-révélations mettant en lumière les nombreuses conneries racontées dans le DVD de Terzic. D'abord programmé pour janvier, puis pour fin février, puis pour le 10 mars et enfin sorti le vendredi 13 (!), Sur les pavés a fait couler beaucoup de salive et d'hormones à défaut de faire couler de l'encre sur le Web.
A la rédaction, nous attendions également de voir une version faf de l'autoproduction antifa. Quelle branlette, quel racontage de vie se ferait jour au sein du milieu faf ? Autant le dire tout de suite, nous avons été quelque peu déçus par ce documentaire en carton. La forme de Sur les pavés est ennuyeuse et décevante. Dans Antifa chasseurs de skins, il y avait toujours des vidéos pompées de l'INA ou des images d'époque avec de petits zooms, ainsi qu'une voix off. Ce montage dynamique faisait oublier l'absence totale de fond. Le spectateur ne pensant pas, surtout quand il est antifa, il était captivé par les images qui se succédaient à l'écran et gobait d'autant plus facilement les témoignages-branlette qui constituaient la trame du documentaire. Sur les pavés ne s'embarrasse pas d'un tel professionalisme ! On n'y voit qu'une chose : Serge Ayoub. Pas de voix off, très peu d'anciens, quasiment aucune image d'époque, le documentaire est pour les deux tiers un monologue non illustré de Batskin. On ne voit et on n'entend que lui. Batskin derrière son bar, Batskin sur son canapé, Batskin devant le parc des Princes, Batskin dans une rue du quinzième, Batskin dans une autre rue du quinzième... Cette présentation mytho ne remplace pas les archives de l'INA, déjà dévalisées par Marc-Aurèle Veccione l'année dernière, et on baîlle quelque peu en attendant la fin du documentaire.
Côté fond, Sur les pavés est à peu près équivalent à Antifa chasseurs de skins : le discours est aussi pompeux et mythomane dans un cas que dans l'autre, chacun réécrivant l'histoire à sa façon en l'émaillant d'anecdotes bidon pour montrer qu'il était dedans. Au moins, le documentaire ayoubesque réalise l'équilibre de la connerie avec son homologue antifa, et de ce côté c'est relativement acceptable. Cependant, Terzic avait au moins eu la décence de partager son documentaire autoproduit avec une voix off et laissait un peu de place aux gesticulations d'OGKim, ce qui n'est pas le cas ici.

Il faut bien l'avouer, Sur les pavés ne correspond pas aux promesses qu'Autonomiste Media, création ex nihilo visant à donner une allure professionelle à un "documentaire" qui ne l'est pas, nous avait faites. On nous avait promis tous les anciens skins de l'époque, et on se retrouve avec trois mecs cagoulés. On nous avait promis les témoignages des anciens JNR, et on n'a que quelques phrases lâchées par Grand Gilles, un pote à Batskin qui squatte régulièrement le Local. Au passage, on remarquera la grande élégance de Gilles. Personne ne sait quel médicament il a bien pu prendre (peut-être un stéroïde vendu par Ayoub ?), mais en tout cas, son gros thorax ressemble à s'y méprendre à une paire de seins. Un ancien JNR avec des nichons, tout de même, ça la fout mal. Plus sérieusement (enfin, façon de parler, Politrash n'ayant aucune prétention à être sérieux), comment se fait-il qu'aucun JNR ne soit venu témoigner, à part Grand Gilles ? Leur anonymat, ils s'en foutent, ils sont déjà fichés dans toutes les organisations de renseignement françaises et ils le savent. Peut-être ont-ils quitté le milieu faf, peut-être se sont-ils fait larguer en route par Elie Ayoub après que celui-ci se soit servi d'eux... Demandez-vous pourquoi, sur vingt personnes, il n'y en a que deux qui restent publiquement présentes quinze ans après. Flemme, trouille, utilisation par leur leader, les raisons abondent. De toute façon, la devise "honneur et fidélité" est utilisée par les fafs comme un patch chez les antifas : on l'accroche sur son personnage, ou sur son sac, et ça fait joli. Inutile de dire que cette mythomanie n'a rien en commun avec la manière de vivre des vrais inventeurs de cette devise. Tout s'achète et tout se vend, y compris la fafitude ou un DVD de Batskin.
Ceux qui lisent les commentaires de Politrash le savent déjà, mais une piqûre de rappel ne fait jamais de mal. Depuis que Sur les pavés était annoncé, Serge Elie Ayoub s'est vanté plusieurs fois de la gratuité du "documentaire". "Nous, on va le mettre gratuitement sur le Net, pas comme ces anticapitalistes de bazar qui vendent le leur 20 euros à la FNAC...". Ces belles paroles n'ont pas empêché Batskin de faire graver sa production sur des DVD, qui seront vendus 5 euros au Local. Et comme il n'y a pas de boîte de prod', les sous tomberont intégralement dans sa poche. Mais bon, c'est pour le prestige (dixit un mec du forum natio), donc ça va !
Sur les pavés n'est pourtant pas grand-chose d'autre qu'un gigantesque culte de la personnalité en l'honneur de Serge Ayoub. C'est simple, on ne voit que lui, dans divers endroits différents qui ne cachent pourtant pas la monotonie ennuyeuse du "documentaire". Qui plus est, le caméraman filme comme un manche. Au lieu de montrer Batskin en plan américain, c'est-à-dire de la taille à la tête en laissant un espace entre le dessus de la tête et la limite supérieure de l'écran, il lui coupe le haut de la tête. Si on regarde bien, on s'aperçoit que la caméra est penchée vers le corps de Batskin. Niveau plan, c'est très moche, mais ça met en évidence ses gros bras et son polo bien rempli. Entre ses muscles sans cesse mis en avant, le témoignage de l'ancien qui dit que "Serge c'est une forteresse" même s'il avoue ne jamais l'avoir rencontré, les histoires de baston où il ne se prend jamais le moindre coup et parvient à impressionner tout le monde avec sa seule carrure, tout dans le film concourt à donner l'impression qu'il est hyper-méga balèze, invincible, comme un rouleau compresseur de ouf malade.
Dommage qu'il n'y ait que ça. Du Batskin, on en bouffe à longueur de film. Le mouvement skin, c'est lui qui raconte, les anecdotes aussi, la fondation des JNR aussi, les plaisanteries aussi... A moins d'être un miniskin suceur de glands bien nus ou un fan de branlette, on se fait franchement chier. Heureusement, il y a les témoignages des autres anciens pour mettre un peu de piment, mais juste un peu. A part Batskin, qui occupe les trois quarts de l'écran et les deux tiers du film, il y a Ted, un ex-mercenaire exilé pour faits de violence, deux mecs avé l'accent du Sud dont un cagoulé qui parle tout le temps, Grand Gilles et ses nichons, P'tit Greg qui fait une apparition deux secondes pour expliquer qu'il a été mercenaire avec Bob Denart, comme le mec de Lille, un dernier larron qui s'est recyclé aux JI et fait office de Batskin provincial à la Vlaams Huis, et c'est tout. Sachant que ces mecs sont visibles deux secondes avant que Batskin ne reprenne le micro, on ne peut pas dire que leur témoignage mette beaucoup de tonus. On les entend au sujet d'un détail, d'un truc ici ou là, et c'est Elie Ayoub qui revient aussitôt après.

Il faut croire que l'AF a réussi à appliquer ses principes au milieu faf : privé de roi, il n'en est pas moins personnifié par Ayoub, qui vient l'incarner à lui tout seul ! Le résumé du docu nous promet monts et merveilles. Trois décennies d'engagement nationaliste mises en forme, racontées par tous les anciens qui les ont vécu. Le terme d'"engagement nationaliste" fait déjà franchement rigoler. Depuis quand les skins sont-ils des militants nationalistes ? Depuis quand sont-ils des militants tout court ? Tous ceux qui ont milité, du MPF au FNJ, doivent être morts de rire en voyant les conneries que ces pseudo-militants peuvent écrire. Parmi les colleurs d'affiches, les distributeurs de tracts, etc. combien de skins ? Très, très, très peu. Les skins n'ont jamais été autre chose que des alcooliques occupés à se taper dessus entre deux binouze party. Quand Batskin revendique à lui tout seul trois décennies d'engagement nationaliste, il n'a rien à envier à ses pseudo-rivaux antifas question mythomanie. Les trois décennies sont racontées par lui et pour lui. Tout fier, il raconte pour la énième fois comment il a chassé les punks de Saint-Michel, formé sa propre bande, battu les mods de Gambetta, et exfiltre certains détails un peu gênants (par exemple, le fait qu'avant de traîner à Saint-Michel, il était au Luxembourg avec le Nazi Klan de Sniff).
Les antifas, dit-il, n'existent que par rapport aux fafs. Ils passent leur vie à les maudire tout en y étant attachés, vu qu'ils ne pourraient plus détester personne de manière aussi intense si les fafs n'existaient pas. Ils ont besoin d'un bouc émissaire, d'un mec qui remplace Satan dans leur imaginaire manichéen, et ce mec, c'est Batskin (Le Pen n'a bien sûr jamais fait parler de lui où que ce soit). C'est assez vrai. Après tout, Julien Terzic et Marc-Aurèle Vecchione ont bien fait leur business autour des mythes de chasses de skins dans les années 80. Pourtant, cela n'empêche pas Batskin de faire exactement la même chose. Sa réponse contient plusieurs éléments qui ne sont compréhensibles que pour qui a vu le DVD antifa. Ce faisant, il fait de la pub aux antifas, puisqu'il les considère comme une référence pour le comprendre lui. Avec Sur les pavés, il répond uniquement aux rouges, émaille son propos de plaisanteries à leur égard, mais... vit-il autrement que par rapport à eux ? Que dalle ! En alimentant la guéguerre faf-antifa, qui pourtant ne fait jamais le moindre dégât ailleurs que sur Internet depuis bien longtemps, Elie Ayoub vend son image et son discours à des fafs qui y croiront toujours. Alimenter une guerre perpétuelle a son utilité. On provoque des clivages partisans, on fait en sorte que les gens y restent et se haïssent entre eux. Cela permet d'abord aux gens de ne jamais s'unir, et donc au système de ne pas avoir d'ennemis trop embêtants puisqu'ils se battront toujours entre eux, et alimente aussi une manière de penser manichéenne qui leur évite de trop réfléchir.
Batskin se donne beaucoup de mal pour rien : quoi qu'on fasse, les éclairs d'intelligence dans le milieu faf sont aussi courants que le bon goût chez les rappeurs, c'est-à-dire quasi inexistants. Après tout, boire des bières au Local/Saint-Sauveur en affabulant sur des bagarres avec les rouges/fafs, c'est tellement plus facile...
Les antifas, dont le sieur Ayoub prétend ne plus se souvenir mais à qui il prend la peine de répondre pendant plus d'une heure, auraient d'ailleurs des problèmes d'identité. OGKim aurait été adopté "comme un petit animal" par des parents riches, en mal de chiards du tiers-monde à câliner (comme Angelina Jolie ?), Farid aussi, sans parler de l'ex-skin Ammour qui est devenu un squelette vivant à force de se droguer pour oublier qu'il est moche et con... concernant OGK, il nous est difficile de confirmer, sachant que Batneuski est tout de même bien mythomane aussi quand il s'y met. Pour Farid, on s'en branle, on voit sa photo au début du DVD antifa et on voit qu'il a toujours été moche. Quant à Ammour, sa transformation toxicomanique se voit aussi sur l'écran. Pas de doute, Ayoub connaît son sujet. Sous ses dehors imprécis et plaisantins, il le connaît au moins aussi bien que les antifas de REFLEXes. Serait-il, comme eux, un collaborateur des RG ?
On peut néanmoins se demander s'il ne fait pas une projection sur les autres de ce qu'il a lui-même vécu. Il dit que ces antifas ont eu des problèmes d'identité (ce qui expliquerait, au passage, la surexcitation permanente d'OGKim et son immense appétit de reconnaissance), mais quand on a fait partie d'un groupe néo-nazi en étant juif, c'est qu'on a soi-même un sacré problème en la matière. Après tout, c'est de ce qu'on connaît le mieux qu'on parle le mieux, et Ayoub n'y fait pas exception.

Dans la série des pieux mensonges, semés entre un récit imprécis ("c'était vers la fin des 80', j'ai été aux Halles et j'ai croisé un mec, enfin je sais plus, mais il a couru tout de suite") et une branlette d'ancien ("moi j'étais skin pour la liberté, c'était un état d'esprit, et moi j'étais dedans tu vois"), il enjolive certaines réalités. Il a connu OGKim à Troisième Voie, ce qui est certes confirmé, mais ajoute également qu'il était lui-même alors leader des JNR, qui étaient une section de Troisième Voie... Chose extrêmement curieuse, puisqu'on n'a jamais entendu parler d'un quelconque empiètement du parti tercériste par les JNR, et Batskin ayant dit un peu plus tôt qu'il avait formé sa propre bande de skins en solo. A force de passer des heures au téléphone avec OGKim, Ayoub semble être atteint du même syndrome que lui. S'il continue comme ça, il finira par faire des fautes d'orthographe sur le profil Dailymotion site d'Autonomiste Media !
Un truc qu'il n'oubliera jamais, par contre, c'est son passé de trafiquant. Quand il aborde cette période de sa vie, il l'entoure aussitôt d'un brouillard mystérieux : "j'ai ouvert un casino, travaillé dans une boîte de nuit, en gros j'ai vécu..." Où ? Quand ? Comment ? Ce "comment" est d'autant plus important qu'on n'ouvre pas un casino comme ça, à fortiori en pays étranger : il faut de l'argent, un réseau, des relations... Autant de choses sur lesquels Ayoub est étrangement peu bavard, préférant revenir sur sa branlette de super-skin qui s'est battu 7 fois par jour pendant trois ans. En réalité, il a été trafiquant. Au moins de drogue, peut-être d'armes, les armes étant très en vogue à l'époque où il s'est rendu dans les pays de l'Est. Certaines rumeurs disent même qu'il a trempé dans du trafic d'êtres humains. Le nationalisme réprouve absolument le grand banditisme, autant pour des questions d'honnêteté que pour l'amour de la communauté nationale, mais les fafs sont toujours prêts à oublier leurs grands discours quand il s'agit de boire des bières ou de se branler devant un DVD au montage terriblement ennuyeux...
Sinon, Batneuski n'en parle pas, mais il n'a pas eu officiellement de petite amie depuis sa rentrée en France. A 43 ans, il est vieux garçon, sans famille et sans enfants. Curieux, non ? OGKim explique ce fait en évoquant son "homosexualiter". De deux choses l'une : soit Kim profite encore de l'occasion pour sortir une connerie et se faire mousser, ce qui est tout à fait possible, soit Elie Ayoub est réellement gay et ça rend encore plus ridicule son pseudo-engagement de skinhead NS. Les uns mythonnant autant que les autres, nous ne prendrons pas partie et laissons ces questions épineuses aux "intellectuels fafs" vantés par Zentropa.

Tout au long du film, Batskin parle beaucoup, mais il dit peu de choses. Rien n'est précis, rien n'est clair, tout se confond dans une imprécisition sciemment calculée ("alors là, j'étais rue d'Assas, il y avait 10 ducky boys, ils sont venus me voir mais ils ne m'ont pas tapé parce qu'ils savaient que je pouvais tous me les faire quand ils seraient tout seul, ou alors une autre fois, j'étais aux Halles et j'ai croisé Jeff, il a couru", cela sans donner le moindre détail permettant d'identifier formellement quand ça aurait eu lieu). Le reste, outre les plaisanteries à deux balles, est semé d'analyse bidon. "Ouais, moi j'étais skin, ce qui me plaisait dans ce mouvement c'était le côté provoc, le libertarisme revendiqué"... Devant toutes ces considérations aussi vides que oiseuses, mêlées à un racontage de vie qui donnerait envie de cliquer sur la petite croix en haut à droite si Batskin ne jouait pas les pinces-sans-rire on exulte : ce film est le symbole du milieu faf. Ça ne peut pas être le fait d'un seul type, comme le voudraient certains fafs qui tentent encore de défendre coûte que coûte leur milieu, "non, ce n'est pas possible".
On rira bien volontiers dans anciens qui se sont mis une cagoule pour parler. Sachant que la police peut identifier quelqu'un grâce à sa seule empreinte vocale, et sachant que les RG ont infiltré tous les milieux politisés depuis bien longtemps, on se demande ce qu'ils ont encore à protéger. Auraient-ils peur que le SHARP mette leur visage sur son fichier, eux les valeureux anciens super neuskis de la rue ? Le fameux Luc, ancien skin paradant avec son foulard à tête de mort, ressemble plutôt à un whigger qu'à un skin avec le truc ridicule qui cache sa petite tête. Après tout, ça fait une autre occasion de frimer, et puis c'est plus joli que les nichons à Grand Gilles.
Autre truc symptomatique du milieu faf (quoique cela vaille pour les antifas aussi), le commercialisme. Un moment, on voit Batskin parler avec un verre de bière à côté de lui. Il ne s'agit pas de n'importe quelle bière, comme la bouteille posée là vient nous le montrer : non, il s'agit de la bière Charlemagne, création exclusive du vendeur de t-shirts Paul Thore dont nous avions déjà parlé dans notre portrait du commercial. Entre symbole mythomane vivant et refourgueur de merde, nos super skins fafs savent mettre les querelles d'orgas de côté...

Il y a bien une chose intéressante dans ce film, c'est le témoignage de Ted et de P'tit Greg. Enfin, leur témoignage en lui-même n'a aucun intérêt lorsqu'il est question de la période skin. Il s'agit toujours de la même branlette mythomane, mise à la sauce feufa, cependant ces deux-là n'ont pas mené une vie aussi minable que les autres puisqu'ils sont devenus mercenaires. Ted est parti en Afrique, P'tit Greg aussi, et ils ont lutté aux côtés du mercenaire Bob Denard pour le coup d'état aux Comores. C'est le sort classique des français un peu trop encombrants : ou on va en taule, ou on part au front, et plutôt que de se branler en taule pour se faire mousser chez ses potes à la sortie, Greg est allé risquer sa vie pour la France.
Nous nous moquons volontiers du milieu faf, mais il faut bien avouer qu'avoir survécu à des batailles en Afrique, au milieu d'indigènes vivant à la remorque de l'Occident et mordant systématiquement la main française qui les nourrit, ne peut que forcer le respect. Ces mecs-là sont allés faire le sale boulot. Ils ont risqué leur vie plus d'une fois, ils se sont fait crucifier par les médias officiels pour défendre officieusement les intérêts français. Leur vie et leurs idées se sont réellement incarnées dans la sueur et le sang des combats.
C'est tout de même autre chose qu'un connard de trafiquant de drogue comme Batskin, qui a dû s'injecter plusieurs fois sa propre marchandise pour avoir des muscles aussi gros, ou qu'un rappeur de 37 ans qui se revendique original gangster. Il y a au moins un truc qui rend, sur le fond, Sur les pavés supérieur à Antifa chasseurs de skins : certains ont réellement risqué leur vie pour la France, ont vécu conformément à leurs idées, tandis que les antifas sont tous sans exception des exploiteurs pourris (comme Julien Terzic) ou des cas sociaux (comme Ammour, le drogué, ou OGKim qui vit des allocations familiales de ses 4 enfants). Au niveau de la forme, il faut bien admettre qu'Antifa chasseurs de skin est beaucoup mieux présenté, et à part ça, on trouve autant de connerie d'un côté que de l'autre. Ter-sieg est tout de même moins chiant que Batskin, et pour cause, il parle moins longtemps.

lundi 5 janvier 2009

OGKim versus Batskin

Vous vous rappelez notre précédent billet, où nous parlions d'une vidéo à venir sur OGKim ? Eh bien, cette vidéo tant attendue est enfin prête !

Entièrement faite maison, elle retrace le terrible conflit qui opposa les Ducky Boys aux JNR à la fin des années 80.

vendredi 12 décembre 2008

Communiqué : Merci Serge Ayoub !

---------------------------
POLITRASH
---------------------------

Communiqué du 12 décembre 2008

:: Merci Serge Ayoub ! ::

Lecteurs, vous aviez remarqué une belle page d'erreur 404 à la place de votre blog préféré il y a quelques jours. Si vous avez un tant soit peu d'humour, vous vous en êtes vu désolés. Sinon, vous étiez bien content de voir fermer cet immonde blog osant critiquer les glorieux résistants au fascisme/nouvel-ordre-mondial !

Rassurez-vous : cette fermeture a eu lieu pour des raisons indépendantes de notre volonté. Hautetfort a buggé, tout simplement, et les clampins du service technique hautetfort n'ont pas répondu à nos multiples mails. Pour faire le beau sur leur blog officiel, les gens de la société Blogspirit sont là, mais pour aider les clients, que dalle... A bout de patience, nous avons donc migré chez Blogspot.

Donc : Politrash est de retour, et on peut vous dire que ça ne s'arrêtera pas là ! Les débilos du 187, OGKim et Terzic peuvent continuer à s'énerver tous seuls, ils continueront à se faire ridiculiser à longueur de temps sur le Web autant que nous le voudrons... ah ah ah. Sadisme, quand tu nous tiens !

Autre fait marquant : Serge Ayoub, alias Batskin, nous a fait de la pub. Dans la bande-annonce de Sur les pavés, la future réponse à Antifa chasseurs de skins, il demande aux gens de taper "Julien Terzic" "kickboxing" sur Google... Or, quand on tape "Julien Terzic" sur google, on tombe directement sur nous ! Merci à Serge Ayoub pour la petite publicité qu'il nous a faite ! L'ancien blog est 404 mais on peut encore le consulter dans le cache Google, et le nouveau blog ne devrait pas tarder à prendre le relais.

Pour la petite histoire, "Juju" passant son temps à surveiller sa notoriété on-line, il est bien sûr au courant. Nous vous laissons imaginer sa réaction. Juju s'est mis très en colère devant son écran en voyant qu'on osait se moquer de lui. Le traiter de la sorte est inadmissible, et il a promis à ses potes antifas qu'il nous trouverait pour nous casser la gueule. Vu son faible mental, il faudra bien 10 ans pour qu'il parvienne à nous trouver, et 10 années supplémentaire pour qu'il trouve la force de venir nous voir... C'est comme l'affaire du Saint-Sauveur retourné par 4 anciens JNR : Terzic est un maître warrior ouf malade, mais il fait trop dans son froc pour venir voir qui que ce soit.

-----------------------------------------------------------
POLITRASH
http://politrash.hautetfort.com
Contact : politrashredac@gmail.com
Permanence téléphonique : 01 14 88 14 88 (entre 2 et 3h du matin)
-----------------------------------------------------------

Antifa chasseurs de skins

Comme disait l'autre, 2008 fut l'année de la révélation comique avec la sortie du DVD Antifas chasseurs de skins. Vous vous souvenez des années 80, quand on entendait parfois parler de bagarres entre skinheads néo-nazis et antifas ? Ces histoires de tondus faisaient parfois un entrefilet dans le journal. A cette époque, il s'est passé plein de choses : l'affaire du sang contaminé en France, la politique "nationaliste" de Reagan aux Etats-Unis, la perestroïka en URSS... Ce DVD en fait-il mention ? Nullement. En fait, il ne s'intéresse qu'à une seule chose : les histoires de bagarres en région parisienne. A vrai dire, ces histoires n'ont aucune importance à côté de l'Histoire avec un grand H, mais certaines personnes les croient importantes. Les protagonistes de ces histoires, boursouflés d'orgueil, s'imaginent qu'un échange de coups entre deux adolescents attardés ont eu une importance capitale. Quand ils avaient 15 ans, ils se sont battus avec des fafs, ils ont un peu été dans la mouvance skin. Rien de très spécial, en somme, si ce n'est une certaine violence physique dans leurs histoires, mais allez comparer un "street warrior" à un militaire de carrière, c'est comme comparer Kaboul à New York !
Aujourd'hui âgés de 35 ans, ces gens-là sont devenus vendeurs de t-shirt, de bières, techniciens de surface chez McDo, RMIstes et autres boulots intelligents, mais ils n'ont pas grandi depuis. Les bagarres, c'était cool. Afin d'oublier la médiocrité de leur vie, les anciens "chasseurs de skin" vivent totalement tournés vers le passés, comme les conservateurs qu'ils fustigent. Avec la mythomanie et la fascination irrationnelle de nombre de jeunes fafs/antifas actuels, qui n'ont pas connu les années 80, nos héros chasseurs ont réalisé un auto-documentaire pour y raconter leur vie.
Inutile de préciser qu'un tel dessein est déjà révélateur d'un ego surdimensionné. Croire que sa vie vaut la peine de faire un DVD rien que pour la raconter, c'est déjà être mytho et avoir les chevilles enflées. Encore, si ces mecs avaient été des guérilleros de la jungle et qu'ils avaient mis un pays à feu et à sang, tels des Werwolf dans les années 50 en Ukraine, passe encore, mais quand on voit les exploits pathétiques qu'ils prétendent être les leurs...
Cerise sur le gâteau : ce DVD d'une heure est vendu 20 euros en VPC (frais de port non inclus). Pour un produit de consommation anticapitaliste, c'est drôlement cher.

En quoi consiste ce DVD ?
C'est l'histoire (avec un petit h) racontée par ceux qui l'ont vécue. D'une objectivité sans faille, ils profitent de l'occasion pour se vanter à longueur de temps et s'auto-ériger en modèles. Ils sont juge et partie, en quelque sorte. L'histoire est racontée chronologiquement, en partant des premiers skins pour arriver au début des années 90, date de la dissolution des Ducky Boys (une bande de soi-disant champions de sports de combat, créée pour casser du faf).
Concrètement, ça donne quoi ? Pas grand-chose. Les images d'époque sont TOUTES pompées ailleurs. Concernant les années 70 ou 80, personne n'a tourné de vidéo. On trouve à grand-peine quelques photos des protagonistes quand ils étaient petits jeunes. Un bon tiers du film provient du pillage méthodique des archives de l'INA, que nos anticapitalistes ont dû grassement rémunérer, copyright oblige. Documentaires télé, prises de vues, photos piquées ici ou là, tout se retrouve mis bout à bout sur ce DVD miteux. Avec une musique rajoutée dessus, ça passe suffisamment bien pour qu'on ne s'aperçoive pas au premier regard de la mauvaise qualité des images. Car nos crasseux, en bons fainéants, ont pris certains extraits vidéos sur Dailymotion pour les intégrer à leur documentaire pourri... Quand on agrandit l'image, on voit tout de suite qu'elle est pixellisée. Et comment voulez-vous qu'une archive INA soit pixellisée alors que les archivistes prennent soin de sauvegarder la qualité d'origine des bobines quand ils les numérisent ? Non, ça se voit : certaines images du DVD proviennent de Dailymotion, qui écrase la qualité des vidéos pour réduire leur poids. Pour nos chasseurs de skins, peu importe, ça fait toujours ça de rajouté dans le film et toujours ça de moins à payer à l'INA...
Les deux tiers restants du film sont constitués de "témoignages". Comprenez d'interviews-branlette, où chaque ancien membre des Red Warriors ou des Ducky Boys (les fameux "chasseurs de skins" qui auraient soi-disant terrorisé un tas de fafs) donne son opinion en long, en large et en travers. Ces témoignages sont aussi pompeux qu'inintéressants. Discours consensuels repris aux grands médias, racontage de vie, histoires de bagarre constituent la quasi-totalité des interviews. Remarquez, c'est le but du film : raconter des histoires de bagarre... Parmi les interviewés, voici une petite sélection des personnages les plus drôles :

Madj : surnommé "le clochard" à cause de ses vêtements cheap et de sa barbe pleine de poux, Madj se targue d'être un des tous premiers skins. Avide de copier la mode anglaise (les skins étant alors anglais) pour s'intégrer dans une bande de petits blancs bourgeois, il est devenu antifa sous l'influence de Farid, un de ses copains cocos.


Farid : surnommé "gratte-couilles" (regardez le bas de la photo pour savoir pourquoi), Farid est entré dans le mouvement skin français avec Madj. Il prétend s'être rebellé contre les fafs parce qu'il est arabe, victime de racisme, etc. mais oublie volontiers de dire qu'il y avait également des skins arabes chez les néo-nazis. Toutes ces histoires étaient bien plutôt une guerre des boutons qu'une guerre d'idéologies, et Farid le gratte-couilles en treillis nous le prouve à son corps défendant.


Marsu : authentique petit bourgeois opportuniste, Marsu a rejoint les skins antifas autour de 87-88, quand ils commençaient à être bien vus dans l'opinion publique. Par opposition aux vilains fafs, stigmatisés par des médias bien-pensants, les antifas bénéficiaient d'une image positive et leurs produits commerciaux se vendaient à tout le monde. Marsu, jeune skin bourge, l'a très bien compris et il est parvenu à devenir le manager des Béruriers Noirs. Ce célèbre groupe, qui a vendu des dizaines de milliers d'albums à la FNAC et à Virgin, a permis à Marsu de devenir un anticapitaliste riche.

OGKim : un monument de bêtise à lui tout seul. A son sujet, voir le portrait qu'on lui a consacré dans la section "stars".





Juju : de son vrai nom Julien Terzic, cet illustre personnage est notre sujet de moquerie préférée avec OGKim. Mythomane mythonnant, aujourd'hui VRP de l'antifascisme avec ses bières et ses t-shirts, Ter-sieg est le héros charismatique des chasseurs de skins. C'est l'équivalent de Batskin côté crasseux. Il se la raconte à mort, sait tout sur tout le monde, n'hésite pas à se contredire (voir plus bas)... Toutefois, "Juju" est moins drôle qu'OGKim. Quand il entonne un monologue, Terzic nous fait baîller, alors que quand c'est OGKim on rigole devant l'écran. Tout le monde n'a pas les mêmes talents comiques.

JF : ex-Ducky Boy, JF a bien trop peur pour montrer son visage. Peur de quoi, on ne sait pas, mais ce qui est sûr c'est qu'il est trop effrayé pour montrer sa tête d'allumette à l'écran. S'exprimant sur un ton mesuré et monocorde, JF aligne les passés simples et les références sociologiques quand il parle. A n'en pas douter, il correspond parfaitement à l'intellectuel sur lequel on a écrit un portrait. JF est un sociologue en puissance, un futur grand penseur capable de rivaliser avec Bourdieu et Foucault réunis, mais pour l'instant il en est réduit à faire des interviews dans un DVD miteux. Après tout, Sartre a bien pissé sur un tombeau quand il était jeune !

Il y a d'autres personnages, mais ils sont trop plats et trop cons pour qu'on leur fasse l'honneur de parler d'eux. Dommage : leur rêve secret, c'était de voir des gens parler d'eux sur Internet, même sur un blog comme Politrash, mais ça ne se réalisera jamais vu qu'ils n'ont même pas l'avantage d'être comiques... Ah là là...

Quelques contradictions :
- Ter-sieg & co prétendent que les vrais skins ont toujours été antifascistes, antiracistes, etc. et que l'extrême-droite a toujours été ultra-minoritaire. Pourtant, il n'hésite pas à dire au début du film que 99,9% des skins étaient fafs dans les années 80. C'est le paradoxe des antifas : ils crachent sur leurs pseudo-ennemis pour légitimer leur propre violence, mais glorifient en même temps ces ennemis pour prétendre qu'ils ont eu du mal à les vaincre.
- On retrouve la même idée dans toutes les histoires de bastons racontées dans le film.
- D'après OGKim, tous les Ducky Boys (première bande d'antifas chasseurs de skins) avaient un titre de champion dans un sport de combat, mais il avoue 2 minutes après que son pote "Bébé des bois" a perdu son championnat et n'a jamais eu aucun titre.
- Les fafs sont des réactionnaires, des violents, mais les antifas se sont constitués uniquement contre eux et passaient leur temps à lutter contre eux sans promouvoir quoi que ce soit de positif. Et ils étaient violents aussi. Sans parler du look qui était le même. Fafs ou antifas, quelle différence ? Les deux étaient des skins trisomiques et alcooliques. Après tout, qu'ils se tapent ensemble, ça faisait un joli spectacle !
- Un moment, OGKim raconte sa énième baston de ouf malade contre des fafs. Il explique que les affrontements étaient régis par un "code de l'honneur" : quand un antifa croisait une bande de fafs, ceux-ci désignaient un "champion". Le champion et l'antifa se battaient alors en un contre un. Si l'antifa gagnait, il pouvait partir sans être inquiété. OGKim prétend avoir traîné rue d'Assas et s'en être tiré comme ça, malgré le grand nombre de fafs présents dans le quartier. Mais les antifas n'appliquent pas ce code de l'honneur en sens inverse ! OGKim explique lui-même que, une fois où il s'est retrouvé face à plus fort que lui, Julien Ter-sieg est venu l'aider et ils ont battu le faf à 2 contre 1... Décidément, quel courage ce Kim, c'est fou !

En résumé : ce DVD à 20 euros ne contient absolument rien d'intéressant. Si vous n'avez jamais vu d'archives INA et que vous aimez les témoignages mythos, ou alors pour rigoler, regardez-le. Si vous voulez vraiment le voir, inscrivez-vous sur un forum faf et demandez à quelqu'un de l'uploader, tout le monde l'a sur son ordi. Mais pas la peine de l'acheter, ça n'a strictement aucun intérêt, car 20 euros pour une heure de cirque c'est cher payé.


C'est marrant, on dirait qu'il a une merde posée sur la tête ?
La coupe "tremplin" pour les blancs, le comble du ridicule...


A ce propos, les black panthers ont servi de source d'inspiration aux antifas. Regardez bien le petit blanc sur cette photo. Ca va, gaulois, pas trop dur d'être l'esclave d'une bande de blacks racistes anti-blanc ?


Ter-sieg quand il était jeune. Son pote Rico dit qu'il n'aimait pas le PC, que c'étaient des fafs, des staliniens, etc. mais ça n'empêchait pas Julien & co de se la jouer communiste.


Non, ce ne sont pas des fafs en train de sieguer, mais les Ducky Boys en train de lever le poing droit. Grosse différence !


Farid quand il était jeune. Un beau gosse !


"Punck" avec un C : indiscutablement, les Duckys étaient plus doués en mythonnage qu'en orthographe.


Les mecs de Libé étaient décidément aussi bêtes que les antifas dont ils faisaient l'éloge : une telle faute d'accord dans un gros titre, ça la fout mal ! "Les dur", "les dur"... clair que c'est dur d'écrire correctement quand on est un journaleux gaucho avec le QI d'une moule.


Image prise à un concert des Bérus. "Nous sommes noirs, nous sommes blancs, nous sommes jaunes, et ensemble nous sommes de la dynamite" ! Pourtant, on ne voit que des blancs à ce concert ?


Regardez bien sur la gauche : on voit une piscine... Sûr qu'il était plus facile de faire le clown en Bomber dans un quartier bourgeois que rue d'Assas !

Portrait : le commercial

Qu'on soit dans le milieu faf ou antifa, il y a une constante : la majorité des gens sont des mongoliens. Idéalistes rapidement désillusionnés (ou alors sacrément benêts), poseurs, suiveurs, petits chefs, tout ce qui est nul à chier trouve sa place dans les milieux politisés dits extrêmes. Mais tous ces gens portent une chose avec eux, c'est l'argent. En tant que consommateurs, ils peuvent rapporter du profit. Et c'est là que le commercial entre en scène.

Négociant dans l'âme, le commercial ne sait pas créer. Il n'a aucun talent pour trouver des idées, créer des oeuvres d'art, organiser une action militante... Par contre, il sait vendre. Il est assez opportuniste pour flairer les opportunités et possède assez de charisme pour se faire un peu apprécier des autres. En général, le commercial est souvent entré dans le milieu faf ou antifa pour les mêmes raisons que n'importe qui, c'est-à-dire parce qu'il gobait la propagande issue du milieu en question ou simplement pour se la péter. Mais rapidement, sa nature profonde reprend le dessus. Tous ces gens, qui boivent des bières et beuglent des slogans, ils consomment. Ils achètent des choses, ne serait-ce que de la bière le vendredi soir. Donc, on peut en tirer de l'argent. Le commercial raisonne comme ça, et il va se mettre en quête d'un moyen de plumer le pigeon tout en le rendant satisfait. C'est d'autant plus facile que ces milieux politisés fonctionnent avant tout sur le paraître... qui passe obligatoirement par les biens de consommation. Que serait un faf sans son sweat Thor Steinar, son pendentif à croix celtique autour du cou, voire son caleçon à croix de fer pour les plus atteints ? De même, que serait un antifa sans son sac Eastpak, ses patchs, son perfecto à 150 euros, son keffieh et son t-shirt rouge et noir ? On le voit au premier coup d'oeil : ces types-là, qu'ils mènent des "actions militantes" ou non, constituent une source potentielle de revenus. Certains ne s'y sont pas trompés.
La première fois qu'on s'est servi de la politique pour gagner du fric en vendant des produits dérivés, c'était grâce à Che Guevara. Icône éternelle des antifascistes de 14 ans et de leurs aînés qui n'ont pas grandi depuis, le Che a été une incroyable pompe à fric après sa mort. Catapulté au rang de martyr, il est devenu une icône. Or, qui dit icône dit support matériel, donc biens de consommation. T-shirts, drapeaux, bérets, pendentifs, sweats, posters, cacas de chien (si on vendait des crottes de chien estampillées Che Guevara©, il se trouverait forcément quelque part un type assez con pour en acheter une), tout y est passé. La vague soixante-huitarde aidant, des générations entières de rebelles en peau de lapin se sont précipitées sur cette marque capitaliste pour afficher leur rebéllion anticapitaliste. Le mieux (ou le pire), c'est que 90% des gens se sont vraiment cru anticapitalistes en enrichissant les types qui vendaient ces merdes. Mais l'argent n'a pas d'odeur, et merdes ou pas, pas mal de commerciaux se sont fait de l'argent en vendant des articles à l'effigie du Che©. Le commercialisme en politique était né.


Aujourd'hui, on en trouve toujours beaucoup chez les antifas. Ceux-ci étant un vivier inépuisable de bourges superficiels, qui croient que le degré de rebéllitude de quelqu'un se mesure au nombre de patchs sur son sac, les commerciaux du milieu ont parfaitement compris comment se faire de l'argent. C'est la loi du capital : là où il y a demande, il y a de l'offre. Y compris et surtout chez les anticapitalistes qui se prétendent hyper-radicaux. Regardez sur Internet, ou même à Châtelet-les-halles ou Ménilmontant, le nombre de magasins qui vendent des babioles antifas... Toi aussi, achète ta bague avec un A cerclé dessus, ton t-shirt Anarchy©, ton badge "Skating© is not a crime", ton perfecto qui coûte 3 jours du salaire d'un smicard, tes sambas Adidas©, ou tes Doc Martens© si t'es un vrai rebelle, sans oublier les lunettes de soleil Commerce Equitable© made in China, la machine à coudre (pour faire semblant de coudre soi-même ses jeans et se la péter en parlant de "Do It Yourself©", l'attitude Punk© par excellence), l'intégrale des CD's et DVD's dédiés à Terzic et autres VRP de l'antifascisme, et si tu parviens à réunir tout ça, tu seras un véritable anticapitaliste. Les commerciaux qui arrondissent leur fin de mois grâce à ce business sont légion. Certains en vivent carrément. Le plus drôle étant ceux qui vendent sur Ebay : quand les antifas leurs achètent des articles, chaque article est taxé par Ebay et reçoit une taxe supplémentaire pour le e-commerce... Mais c'est anti-système, anti-capitaliste, hein ! Ne les confondez pas avec ces sales fascistes du RF qui se baladent en Barbour, eux c'est des bourgeois. La preuve, ils n'ont même pas de patch Anarchy© sur leur sac. Que voulez-vous de plus comme preuve ?

Il y a des boutiques politiques hors de prix partout sur Internet, ou dans certains quartiers de Paris. Vous, lecteur avide d'informations, vous avez trop la flemme d'en chercher ? Et puis, se mettre en quête de produits en plastique avec un Che ou un A cerclé dessus, ça n'a aucun intérêt ? Rassurez-vous : nous autres, corbeaux du Net, faisons la recherche à votre place pour vous faire tomber de purs produits de consommation tous cuits dans le bec.
Songez aux Béruriers Noirs, ce groupe hyper-rebelle et engagé qui a dit fuck à un prix officiel (waw, ça c'est de l'engagement ! Le système a dû trembler quand les Bérus ont refusés leur prix !). Après la dissolution du groupe, ils ont sorti des tas de CD's ou de compiles "posthumes", sur lesquelles on retrouvait toujours les mêmes titres mais qui se vendaient comme des petits pains... à la FNAC. Un magasin, on en conviendra, drôlement anticapitaliste. Les Bérus ont d'ailleurs refait récemment une série de concerts. Soi-disant pour la gloire, et pour contrer la popularité croissante du vilain Jean-Marie, mais surtout pour gagner du fric. Comme NTM, qui s'est reformé en septembre 2008 pour une série de concerts au Zénith, concerts à guichets fermés malgré les places hors de prix, les Bérus se sont brièvement remis ensemble pour entuber un peu plus les fans. Après y avoir cru, étant jeunes, ils ont fini par comprendre que le milieu antifa n'était bon qu'à cracher du pognon et à s'exciter sur les discours consensuels tout comme des jeunes filles de 12 ans qui mouillent devant un poster de Bill Kaulitz...
Autre exemple de commercialisme antifa : on pense, bien sûr, à toutes les vedettes du show-biz qui ont joué les anti-Le Pen en 2002, juste pour coller aux opinions du politiquement correct. Un de ceux qui ont joué le jeu à fond était Manau, cette star multimillionnaire qui s'est elle-même comparé à un soldat de la Première Guerre Mondiale ou à un résistant de la seconde... Résistant contre quoi ? Contre un parti de branleurs ultraminoritaires monté en épingle par les médias ? Contre les 10 anciens qui remplissent encore à grand-peine les réunions du FNJ Paris ? Redescends sur terre, t'es pas un résistant, juste une idole pour ados trop cons et trop riches !

Le pire exemple de commercialisme antifa n'est pourtant pas Manau, mais, on vous le donne en mille, Julien Terzic. Ex-bassiste dans un groupe de rock pourri (qui, comme Manau ou Noir Désir, se vendait à la FNAC), ancien leader d'une bande de délinquants minables qui se vantent d'avoir débarassé Châtelet-les-halles des 3 bouffons NS qui y traînaient le samedi, "Juju" gère aujourd'hui un bar à Ménilmontant, le Saint-Sauveur. Le tout-Paris des rebelles antifas s'y retrouve les soirs de week-end. C'est un bar de 15 m², inconfortable, bruyant, où les consommations sont chères (tout ceci correspond bien à la mentalité antifa...) mais littéralement porté par l'image de marque de Terzic. Celui-ci a été assez rusé pour créer son propre mythe, à coups d'exagérations, de frime et de mythomanie compulsive. Avec ses compères OGKim© "Le Nain", Filou© "Mister Obésité" et Marsu© "Je Gagne du Fric avec les Bérus", il a fait un DVD à 20 euros, "Antifas chasseurs de skins", dans lequel il raconte et réécrit des histoires de bagarre sans importance ayant eu lieu dans les années 80. Nous allons bientôt faire une section consacrée à Antifas chasseurs de skins pour montrer toute la bêtise de ce documentaire mytho, qui fait quand même beaucoup rire les non-antifas s'étant hasardés à le regarder. Un peu de patience. Toujours est-il que Terzic est devenu riche (sale bourgeois de meeeerde !!!!) en laissant les crasseux parisiens se souler dans son bar.

Pourtant, les antifas ne sont pas les seuls à se faire noyauter par le commercial. Le marchand, l'homme qui sait acheter pour une miche de pain et revendre très cher, a un flair inné pour les opportunités financières. Généralement dépourvu de conscience (s'il en a une, il s'auto-persuade que ce qu'il fait est utile à la cause), le commercial sévit dans tous les milieux. N'en déplaise aux tenants du complot judéo-maçonnique ou nazi, la mentalité du commercial existe partout. Le commercial n'est pas le gros rebelle pour lequel il veut passer, loin de là ! Propret, jamais un mot plus haut que l'autre, l'air de donner des conseils de manière tout à fait désintéressée, le commercial existe aussi chez les fafs. Même habillé comme un clown, un commercial est toujours un commercial et ne pense qu'à son profit. Aux Etats-unis, les boutiques VPC pour néo-nazis sont incroyablement nombreuses. AryanWear, Micetrap, FreeYourMind Productions, Nordic Diffusion, 2yt4u, on trouve un tas de magasins online qui vendent toutes sortes d'articles, de la chaussure avec des croix gammées sous la semelle aux classiques patchs et t-shirts. Quand on voit le nombre d'articles vendus, qui servent exclusivement à se la péter tout en rejetant le "consumérisme de notre époque", c'est risible... Et malgré tout, les types qui tiennent ces magasins gagnent de l'argent puisque sinon tous seraient déjà fermés depuis longtemps.
Quand on n'est pas nazi, on trouve aussi des magasins de ce genre. En France, outre les classiques Patriote Productions et Alternative-S, deux boutiques inféodées à des groupuscules que tout le monde connaît dans le milieu faf, il y a aussi des magasins plus lucratifs. Par exemple, Libre Diffusion, une soi-disant librairie faf qui vend surtout des bibelots et de la fringue bas de gamme, ainsi que du RAC pour se faire de l'argent avec les skins. Mais elle n'est pas la seule. En fait, les librairies fafs se sont reconverties dans la vente de fringues. Vu que les fafs sont rarement cultivés au point d'acheter des bouquins, il faut bien vivre, et puis c'est cool de les pigeonner un petit peu... Sans oublier les distros RAC sur Internet : on trouve toutes sortes de e-boutiques RAC françaises. Le truc drôle, c'est que les pages sont toutes moches et qu'on ne peut pas payer en ligne. Ben oui, ce sont des skins derrière ces boutiques ! Commercial ou non, un skin reste un skin, c'est-à-dire un débile incapable d'installer un script de paiment clé en main. Que voulez-vous, on ne se refait pas...
Julien Terzic a un homologue faf : il s'agit, vous l'aurez deviné, de Batskin. Lui aussi tavernier à deux sous, lui aussi chargé d'un passif mythique et mythonnant, Serge Ayoub aka Batskin tient un bar rue de Javel. Question conditions, c'est pareil que chez Terzic : même salle minuscule, même inconfort, mêmes boissons hors de prix... Quand on vous disait que la mentalité était la même des deux côtés...
Mais le pire exemple de commercialisme chez les fafs n'est pourtant pas Batskin. Notre ex-JNR, au moins, ne vend pas de CD à la FNAC, ni de t-shirt à sa propre effigie. Non, le plus commercial des commerciaux fafs est un certain Paul Thore, dit Le Bûcheron. Ex-patron de Bleu Blanc Rock, un label RIF-RAC dont il est parti en emportant la caisse, il s'est reconverti dans la vente de t-shirts. Avec sa marque déposée Guerilla T-Shirts©, Thore vend des t-shirts à 20 euros, t-shirts sur lesquels on trouve des idées repiquées aux gauchistes comme une caméra de surveillance assortie du slogan "Sarko is watching you"... Si Guerilla T-Shirts© ne produisait pas ces trucs, tous les fafs associeraient ce slogan aux gauches, mais comme l'un des leurs se fait du fric avec, c'est leur slogan à eux ! Et ce n'est pas tout ! D'après certaines rumeurs de comptoir, il posséderait même des parts de marché dans la bière Charlemagne©, une sorte de Guiness du pauvre vendue aux fafs parce qu'on trouve l'insigne de la Division Charlemagne sur les bouteilles. Les rivalités JI-RF ? Paupaul s'en fout, il va aux évènements des deux pour vendre sa marchandise, et ça marche ! Combien de mythos, après le Congrès Nationaliste, sont venus se la péter au RF avec leur t-shirt Guerilla© tout pourri, sans se rendre compte que les slogans dessus étaient repiqués aux gauches vu que Thore n'a pas d'imagination ? Gageons qu'avec sa bière dégueu, il gagne suffisamment d'argent pour payer la fabrication des t-shirts avant qu'ils ne soient vendus... C'est qu'ils coûtent cher, ces morceaux de tissu made in China, même refourgués 20 euros dans les meetings branlette...

Fafs ou antifas se veulent anti-système. Avant, dans les années 70, quand certains se battaient encore pied à pied pour de vrai, les bagarres entre les deux camps les empêchaient de se liguer contre le gouvernement. Aujourd'hui, ils ne se tapent plus, mais le système les contrôle encore mieux, car les branleurs des deux camps se livrent une course effrénée à la consommation. Entre les marques des mythos skins de tous bords, Lonsdale, Fred Perry, Alpha Industries, ainsi que les commerciaux qui vendent leur camelote politisée à tout le monde, le libéralisme peut s'assurer une part de profit sans problèmes. Après tout, il faut bien que les antisystème fournissent leur obole à l'économie de marché ! Déjà que c'est la crise financière, alors si en plus ils arrêtaient de consommer, vous n'imaginez pas... Heureusement, tant qu'il y aura des commerciaux, l'économie des microcosmes fafs-antifas ne s'écroulera pas : même pauvre, même assomé par un boulot de merde toute la semaine, le faf aura toujours besoin de son polo Fred Perry© ou de son t-shirt Guerilla© pour se la péter en soirée bière ! Le paraître, c'est le paraître, et il n'y a pas d'autre alternative. Du moins, pas pour nos amis fafounets, et encore moins pour les crasseux fans du Che©.

Si Politrash a du succès, on essayera de vendre des t-shirts nous aussi. Peut-être que ça marchera ?

Portrait : l'antifa radical

Quand on secoue une bouteille d’Orangina, les bulles montent et cela provoque un débordement de mousse à l’ouverture de la bouteille. Les groupes d’antifas sont pareils. Un antifa ne peut se monter la tête tout seul, à moins d’avoir vraiment la haine contre le F-Haine (comme il dit). Il a donc besoin de ses potes pour l’y aider.
Avec ses potes, il est quelqu’un. L’effet de groupe aidant, l’antifa de base se laisse secouer comme l’Orangina avec pour prétexte de base un sujet particulier : la faim dans le monde, la « ben lepénisation » (encore un concept à deux balles comme la bravitude…) des esprits, le malfondé de la guerre, le terrible complot juif, pardon, nazi, ou autre cause à défendre en peau de lapin pouvant soulever suffisamment d’émotions chez notre antifasciste de bazar. Ayant peu d’esprit critique, l’antifa est très sensible aux discours consensuels, surtout quand ceux-ci sont absolument débiles, et n’a de « remises en cause » (on devrait plutôt parler de haine stérile) que pour les propos n’allant pas dans son sens. Un discours qui présente les choses de manière soit atroces soit géniales, comme les affiches publicitaires du PCF ou d’Arlette Laguiller (quoi qu’on ne la voie plus beaucoup ces temps-ci, la peau de son visage ayant lâché après son 200ème lifting) aura de bonnes chances de le persuader. Lorsqu’il n’est pas encarté, l’antifa est un électron libre ne demandant qu’à être fixé dans le premier mouvement de branleurs qui aura su capter le peu d’esprit qu’il a. Esclave de ses émotions, nourri par son propre orgueil et voyant le monde de manière ultra-manichéenne, il va s’engager dans le premier mouvement venu, à condition qu’il y trouve des potes ou que ses potes en soient déjà proches.
Fidèle à son obsession du paraître et à son ego démesuré, l’antifa ne s’engage quelque part que pour lui. Son altruisme, même sincère, n’est qu’une machine à alimenter son orgueil. En « aidant les pauvres », ou plutôt en s’auto-persuadant qu’il les aide puisqu’aucun lobby antifa n’a jamais aidé personne sinon ses propres membres, il dorera l’image qu’il a de lui-même. Idem s’il chasse le skin ou s’il lit Marx. Dans tous les cas, ce n’est qu’un prétexte pour s’auto-glorifier. Lui qui ne vaut rien, il s’imaginera valoir quelque chose en faisant tel ou tel acte, même si cet acte est inutile ou mal fait. Demandez donc à un crétin du PCF de vous expliquer Marx. Son regard s’illuminera, sa respiration deviendra hachée, il bombera la poitrine et se sentira tout fier d’expliquer la pensée de son maître. Même si, dans la plupart des cas, il ne l’a jamais lu. Eh oui, lire le Capital n’est pas à la portée de tous, le comprendre encore moins. Sur tous les marxistes autoproclamés qui vantent leur progressisme à deux balles toute la journée, ceux qui ont réellement compris Marx se comptent sur les doigts d’une main…

Qu’il s’agisse de Marx, de la défense des « sans-papiers » (comprenez des clandestins), du suçage de bite de Julien Terzic dans les soirées bières à Ménilmontant le vendredi soir (ça rappelle étrangement le fonctionnement du faf de base au Local, tout ça !) ou encore de la défense des prolétaires quand il est lui-même un petit bourge en mal de sensations, le schéma est toujours le même. Une cause parvient à toucher la bonne conscience de l’antifa-électron libre. Prônant l’égalitarisme et l’assistanat à outrance, l’antifa (qui en profite largement pour casser les couilles à tout le monde avec ses causes à défendre chiasseuses) se doit d’appliquer au minimum ce qu’il explique à tout le monde, ne serait-ce que pour se donner bonne conscience. Comme tout mythomane, il a fini par croire en ses propos : à force de vouloir culpabiliser les droitistes/fafs/libéraux/tout ce qui n’est pas comme lui et de se voir supérieur à eux, il se met à croire qu’il ne sera réellement supérieur à eux que s’il met ses idées en pratique… Bon, d’accord, l’antifa est très peu exigeant avec lui-même et trouvera toujours des excuses pour ne rien faire. Mais tout de même. En s’engageant réellement dans le milieu antifa, il sera quelqu’un. Un type indispensable à la bonne marche du monde, un justicier qui aide les pauvres et châtie les méchants (dans son esprit, Sarko et Batskin), bref, un type dont la bonne conscience sera tellement repue qu’elle pèsera sur son ego et le rendra encore plus gros. C’est ainsi que l’antifa de base, au lieu de se décrire comme un « citoyen lambda » (manière hypocrite de faire croire que tout citoyen normal est un gauchiste suceur de racailles, mais après tout, lui-même le croit), s’engage dans l’antifascisme radical. Maintenant, il n’est plus un con, il est un vrai con. Ca c’est radical.

Concrètement, ça donne quoi ? Pas grand-chose de plus que le milieu faf. Même, ça donne moins. Si on remarque que les antifas ont le soutien des médias (il suffit de voir : « antifasciste » a une connotation positive, « extrême-droite » ou « faf » une connotation négative dans la bouche de 99% des journaleux) ou des lobbys bobos qui en ont fait leurs idiots utiles depuis bien longtemps, on peut aussi remarquer que l’antifa est moins actif que le faf, à activité inégale. Grâce à son image de marque qui attire sans cesse une tripotée de moutons près de lui, il a accès à toutes sortes de manifs, concerts ou soirées fumages de joints que le faf ne connaît pas. Et pour cause : le faf étant ultra-minoritaire, il ne peut organiser autant de concerts ou de manifs que l’antifa.
Mais ne vous y trompez pas. Les tares du milieu faf ne sont pas dues à son ultra-minorité ou à ses ennemis, mais simplement au nombre impressionnant de branleurs qui y traînent leurs Docs ou leurs Samba. Les antifas font plus de choses, non parce qu’ils valent mieux que les fafs, mais simplement parce qu’ils sont plus nombreux et qu’ils ont plus de soutien. S’ils étaient eux aussi ultra-minoritaires, ils feraient encore moins de choses que nos amis à croix celtique.
D’abord pressé de changer le monde et de gonfler son ego à coup d’actions miteuses, l’antifa radical va se pointer à tous les rassos, meetings, réunions et soirées bière-joints du mouvement auquel il s’est inscrit. Parfois, on va le voir coller, défendre du clando (du « sans-pap » comme il dit). Son ardeur au travail retombe cependant très vite. L’antifa étant ce qu’il est, à savoir un fainéant, tout ce travail le gonfle rapidement et il ne fournira plus aucun effort pour son mouvement, si ce n’est de temps en temps, juste assez pour considérer qu’il a accompli son devoir de militant et se racheter une bonne conscience.
Comme ses potes non encartés, il continuera les squattages de facs (où il n’est même pas inscrit !), les soirées bière-joints et la masturbation sur Internet. Mais il aura quelque chose en plus. Comme le faf, il se la pétera et présentera en modèle son propre engagement, bien que celui-ci n’ait jamais fait avancer la cause de quelque manière que ce soit. L’antifa vivant dans le paraître et dans le regard des autres, son engagement était l’équivalent en actes d’un énième patch moche collé sur son sac Eastpak : un truc à ajouter à sa réputation, à sa conversation, de quoi frimer avec ses potes et sur Internet.

Internet… Comme le faf, l’antifa est également un internet warrior hors pair. Un peu moins, quand même, car exprimer ses idées en public est beaucoup moins risqué pour un mouton politiquement correct comme lui, mais le fait de se cacher derrière un pseudo et de pouvoir discuter sans sortir de chez soi (ben oui, l’antifa est fainéant) le pousse irrésistiblement vers son ordi. Masturbation sur des forums, sur des skyblogs, conneries du style « héhé moi je sais qui a fait telle chose mais je peux pas le dire ! *smiley clin d’œil* » destinées à montrer à tout le monde qu’il est du milieu, l’antifa fait exactement comme son adversaire faf. Au moins, l’influence des médias et la connotation négative de l’extrême-droite donne un alibi au faf pour se cacher derrière son PC, alors que l’antifa… Enfin, celui-ci étant complètement con, il est capable de dire que les médias sont de droite (alors même qu’ils ont tiré à boulets rouges sur Sarko pendant un an) et qu’ils sont contre lui pour se donner une excuse. Ce qui, convenons-en, n’est pas très reluisant, surtout pour un type qui prétend vouloir faire une révolution du prolétariat.

Mais venons-en à ce qui nous intéresse, à savoir les chasseurs de skins. « Chasseur » est un bien grand mot quand on connaît les exploits de ces trisomiques en Bombers. Ils sont minoritaires dans le milieu antifa, ils s’en prétendraient volontiers l’élite si leur bonne conscience égalitaire ne leur interdisait pas l’usage d’un tel mot. 90% des antifas sont comme les crocodiles : une grande gueule, mais de petites couilles. Sur 200 types qui prétendent être prêts à en découdre avec les « ennemis de la démocratie », on en trouve 5 qui osent réellement faire des descentes contre les fafs. Il n’y a qu’à voir. Dans la région parisienne, les étudiants glandeurs, les encartés mythomanes sont légion, peut-être des milliers. Pourtant, les RG évaluent à 30 le nombre d’individus parmi eux présentant un réel risque de violence… Même les fafs sont plus courageux que ces moutons bêlants !
Les chasseurs, donc, ont pour lieu de rendez-vous le Saint-Sauveur, qui est aux antifas radicaux ce que le Local est aux fafs. Un bar de 15 m² où les bières sont chères, bas de plafond, histoire qu’on entende ricocher toutes les conversations sans intérêt. Mais dans ce bar, il y a un héros, un ancien, qui s’est bastonné on ne sait combien de fois : non pas Batskin, mais Julien Terzic, ancien batteur du groupe de rock minable Brigada Flores Magon (qui a splitté à cause de conflits d’ego entre ses membres) et pseudo-chasseur de skins. Comme Batskin, il a une aura, un charisme, qui pousse tous les jeunes antifas en quête de gloire facile à lui cirer les pompes en buvant ses bières hors de prix. Mais question chasse, zéro : Terzic s’est fait retourner son bar il y a quelques temps (en octobre 2008 plus exactement) par 4 anciens JNR (contre 10 antifas… quels bouffons, à 10 contre 4 et dans leur propre fief, les maîtres warriors bolchéviques se sont pris une pâtée). On en a parlé, un peu sur le net, beaucoup dans le milieu. Heureusement, Terzic ne sait pas que, pour se venger, il lui suffit d’aller voir Batskin au 92 rue de Javel… Il en parle, mais ne le fera jamais, car il a bien trop peur. Les fafs ont beau être des branleurs mythomanes, les antifas le sont encore plus, et leur pacifisme bêlant les désavantage en entraînement de boxe malgré leur haine du patriote.
Il y a quelques mois, les Soviets Boys (une demi-douzaine d’ados parisiens) ont tenté une descente chez Batskin. Bilan : ils ont dû s’enfuir avant même d’être arrivés à destination. Facile de se masturber entre soi, moins facile d’agir réellement et de combattre pied à pied pour les idéaux dans lesquels on drape son orgueil démesuré. Dans le même genre, vous connaissez sûrement le SCALP (Section Carrément Anti Le Pen) qui passe son temps à dire qu’ils veulent massacrer les racistes ou des choses comme ça. Pourtant, une fois où toute la section SCALP Paris se battait contre le RF sur un marché, avec l’aide de quelques gogols CNT, ils se sont tous enfuis dès que les gens du RF ont couru vers eux… Antifa, révolutionnaire, courageux, mais uniquement le dimanche et devant une bonne bière !
Le ridicule ne tue pas, car Terzic et ses amis ont fait un DVD (qu’ils vendent d’ailleurs à 20 euros pour se faire de l’argent, malgré leur anticapitalisme militant, c’est comme les bières hors de prix au Saint-Sauveur) pour y raconter, de manière complètement affabulatoire, comment ils ont mis en déroute quelques skinheads alcooliques à 10 contre 3… Mettre en déroute quelques bandes de bouffons, « oublier » les fois où on s’est pris des coups, en faire un DVD et gagner de la thune là-dessus, ça c’est du capitalisme ! Sachant que Terzic & co, après avoir battu les neuskis en question, sont devenus aussi alcooliques qu’eux et ridicules question look. Marrant que les antifas haïssent les fafs, alors que leur look ressemble à s’y méprendre au leur, si ce n’est les patchs du Che cousus sur le sac ou la tignasse huileuse qui couvre leur tête vide…

Qu’est-ce qu’un antifa radical ? C’est la même chose qu’un faf, en plus ridicule, plus bête, tout aussi mythomane et ayant la même manière de passer sa vie dans des histoires de bande sans intérêt. Sans le faf, il n’existerait pas. Si l’antifa n’existait pas, le faf aurait au moins l’histoire de son pays pour se masturber, même si au fond il s’en fout complètement. L’antifa fait passer le faf pour un Einstein ressuscité, se détruit le cerveau à coup de drogues, prend un bain une fois tous les dix ans. A 35 ans, il finit soit comme Julien Terzic, à gagner sa thune en vendant des bières et des DVD mythos, soit comme punk à chien, à toucher des allocs de l’Etat et à mendier dans la rue parce que, n’ayant aucune qualité, il est incapable de travailler dans quelque secteur que ce soit.
A la rigueur, un antifa serait capable de récurer les chiottes chez McDonald’s, mais grâce à la discrimination positive ses amis des cités passent avant lui. C’est con, hein ?