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samedi 25 avril 2009

Les Vilains - Internet Warrior



Spéciale dédicace au 187 forum, et à Morsay, qui semble faire son come-back sur Dailymotion.

mercredi 22 avril 2009

Portrait : le skinhead

Beaucoup de livres ont été écrits sur la "culture skinhead". Beaucoup d'études sociologiques, de (mauvais) romans et d'articles de journaux ont tissé le mythe des dangereux crânes rasés, pourtant aucun d'entre eux n'a su montrer une chose toute simple et vraie, à savoir qu'ils étaient des crétins. C'est pourtant évident : des mecs qui ont pour devise "bière, baise, baston" ne peuvent pas être des diplômés en physique nucléaire... Né de l'ennui des jeunes prolos anglais, le mouvement skin s'est répandu dans toute la lie de l'Europe, notamment en France dans les années 80. A vrai dire, il n'a pas attiré énormément de monde, mais les manières peu enviables de ses membres ont fait parler d'elles.
Aujourd'hui, ce mouvement est quasi mort, cependant quelques adolescents continuent de porter le flambeau. Fafs, antifas ou apos, ils ont les cheveux ras, des docs martens, des bombers serrés et continuent de faire vivre le skinisme. Comment s'y prennent-ils ?

Thomas Peterson l'a montré dans "This is England" : ceux qui deviennent skins ne sont pas de terribles sadiques hyper-dangereux, complotant activement contre l'Etat et la paix civile, mais simplement des paumés. Si vous avez vu le film, pensez à Combo, ce skin qui dit que le nationalisme est l'union des noirs et des blancs sous un même drapeau, avant de traiter son pote black de "sale nègre" deux minutes plus tard. Dans l'un et l'autre cas, Combo croit en ce qu'il dit, malgré la contradiction évidente de ses propos. Il n'agit pas par "racisme", "haine" ou pour créer à lui tout seul les conditions possibles à un renouveau du troisième reich, en fait il est simplement paumé.
Quand il était ado, il aimait faire des conneries. Sociopathe, infoutu de respecter les règlements, pas assez malin pour ne pas se faire prendre, il aurait pu devenir une racaille si le destin n'en avait pas décidé autrement. Un jour, au hasard de ses pérégrinations dans la cour de récré ou dans la rue, il va rencontrer des mecs avec un look viril. Crâne rasé, grosses chaussures, une gueule de six pieds qui donne l'air de dire "me regarde pas ou j'vais te défoncer", il a tout de suite accroché. Les grosses pompes en particulier l'ont attiré : à ses yeux adolescents, ces lourds morceaux de cuir symbolisaient la puissance, la force, la virilité... Il a donc craqué sa tirelire pour acheter une paire de Docs, de préférence montantes, et il a fréquenté les autres mecs qui en portaient. Le reste s'est fait tout seul.
Malgré son côté marginal, le skinhead est avant tout un mouton. Enlevez-lui ses potes, il est tout seul avec son look et il se cache. Avec eux, il se sent puissant et n'hésite pas à défier d'autres bandes. Le skin fonctionne un peu comme la racaille : tout dans
le look, dans l'attitude et dans la rue. En effet, le mouvement skin est un mouvement de rue. Comprenez que ce mouvement ne créée rien. Les fans de nautisme aiment la mer, les fans de nage se retrouvent à la piscine, les mélomanes dans les conservatoires, les rockeux à des concerts, les skins dans la rue. Infoutus de rentrer ou que ce soit, ou simplement de se déplacer, ils se posent à un endroit précis et n'en bougent plus. Ce n'est pas pour rien que certains skins se disent "Skins de Tel Endroit", "Skins de Bidule-Truc", tout comme les racailles se disent membres de la "Neuf-Trois Crew" ou du "Sept-Six Industrie". On s'installe dans une zone, on squatte la rue. Petit à petit, on prend l'habitude de voir les mêmes murs sales et les mêmes cacas de chien à côté de soi. On s'identifie à l'endroit où on squatte, et au lieu de chercher plus loin, on se construit soi-même sa propre prison mentale. Ne cherchez pas cet ultra-tribalisme ailleurs que chez les skins ou les racailles : toute personne plus intelligente les évite comme la peste. Même les footeux, pourtant peu suspects d'être malins, ne sont pas aussi tribalistes. Ils encouragent une équipe, une bande, mais ils ont au moins un point commun qui est celui de la ville supportée. Les skins peuvent l'avoir aussi, seulement ils préfèrent leur petite rue minable ou leur quartier pour se la jouer. Applaudissez donc le Javel Crew...
A la base, le skin n'est pas spécialement politisé. Il aime la bière, la baston, se la jouer loubard tout en ayant l'impression d'être plus fort et plus viril qu'un keupon pourri aux cheveux rouges. Son trip, c'est porter des vêtements, squatter à un endroit. Le skin se veut soldat de la rue sans avoir la discipline stricte qui règne dans l'armée : d'où le fait que pleins de skins se disent street warriors, amateurs de bagarre et de trucs hyper-violents tout en ayant un comportement indiscipliné. Au fond, le skin n'est pas si différent du punk. Même côté provocateur, même complaisance dans l'antagonisme, même petits délits qui peuvent provoquer des arrestations occasionnelles, mêmes origines petites bourgeoises la plupart du temps. Eh oui : le trip working class, c'est du mytho ! Comment voulez-vous qu'un smicard puisse s'acheter un bomber à 120 euros chaque mois, des docs à 150, toute une collection de jeans serrés et de t-shirts hors de prix, sans compter les matraques télescopiques, gazeuses et autres merdes dont il se sert beaucoup moins souvent qu'il ne le dit s'il gagne à peine 1100 euros net par mois ? Soit le skin vit chez ses parents, et est donc un Tanguy rebelle de la société, soit il vient d'un milieu privilégié qui lui permet d'enrichir les marques "skinisantes" sans compter ses sous. Quand on vient de la working class, la vraie, on a autre chose à foutre que de se balader en bombers en buvant des bières tous les week-ends.
D'autant que si le skin "assume son trip", qui n'est rien d'autre qu'un tas de sapes hors de prix et du dégueulis musical dans l'iPod, il n'a même pas le courage d'aller jusqu'au bout. Nombre de jeunes skins ont les cheveux courts, mais pas rasés, car maman ne veut pas. Déjà qu'elle accepte les docs et les t-shirts d'un goût douteux, c'est gentil de sa part, alors les cheveux, non... Le skin n'est intéressé que par une seule chose : paraître. Être vu par ses potes, être vu par les passants de l'endroit où il traîne, être vu comme un grand méchant par les médias (bien sûr, le skin crache sur les médias mais il est bien content qu'on y parle de lui). Il existe dans le regard des autres. Sa quête de virilité est totalement placée dans cette optique-là, d'ailleurs. Combien de skins de tous bords enjolivent leurs histoires de baston, passent leur temps à en raconter et à faire des concours de bite avec la bière ?

Le skin n'est pas forcément entré dans son mouvement par la voie de la connerie. Souvent, il y rentre par l'action politique. Imaginons un ado qui se fait emmerder par des racailles dans son lycée. Il est jeune, révolté, ses hormones sont en ébullition : ce qu'il veut, ce n'est pas des discours politiques en pagaille ou des mots creux, mais de l'action, de la revanche. Il va donc faire des recherches, découvrir par les médias ce terrible ennemi de la démocratie qu'est le milieu faf. La démocratie, lui, il s'en fout : ce n'est qu'un mot vide. N'écoutant que ses hormones et sa soif de revanche, notre ado va foncer tête la première dans l'extrême droite la plus radicale qu'il puisse trouver. Soit il devient internet warrior, parce qu'il ne trouve pas de fafs près de chez lui, soit il devient simplement faf, soit il devient skin. Dans ce dernier cas, il s'associe à sa bande de potes en imaginant qu'il va y régler tous ses problèmes, qu'ensemble ils changeront le monde et que tout sera mieux. Mais bien vite, il oublie pourquoi il était venu, devient comme ses potes. Comme eux, il se met à picoler comme un trou, s'identifie aux t-shirts ou aux chaussures qu'il porte, et c'est tout. Oubliée, l'action politique et tout le reste ! Être avec ses potes est déjà bien fatiguant. Les bagarres de temps en temps, les empoignades entre bandes, fournissent l'essentiel de son quotidien. A force de s'identifier avec le mouvement skin, notre homme devient un déchet de la rue, comme ses potes.
S'il est néo-nazi, ça lui fait pousser des ailes. En effet, le skin est avant tout un antagoniste volontaire, un abruti imbibé d'alcool qui se complaît dans le rôle du méchant. On ne va pas le plaindre, il fait tout pour ça. A partir de ce moment-là, être nazi, c'est cool : il effraie les gens et trouve un modèle esthétique qui le dépasse largement. Conditionné par les médias, par les antifas et par ses propres branlettes, le skins NS se prend pour un SS. Dorénavant, il n'est plus un simple skin : sur lui vole l'ombre des uniformes noirs, des français tombés sur le front de l'est, de ceux qui ne comptaient plus le nombre de fois où ils avaient mis leurs vies en péril... Bien sûr, il n'y a strictement rien à voir entre un waffen-SS qui se battait par moins trente degrés, avec pour seule arme un fusil gelé et pour seule espérance une mort toute proche, et un obèse en docs martens qui lève le bras droit après avoir bu trois panachés. Le skin NS est une sorte de version extrême du faf de base, en ce qu'il est plus mythomane, plus con et qu'il se fout complètement du fait qu'il décridibilise son mouvement. Au moins, le faf de base essaie de se ménager une image relativement correcte, en se prenant pour un dévot ou un néo-croisé, et évite les références historiques trop sulfureuses. Le skin, lui, s'étale dedans, joue à fond la carte du méchant loubard dangereux et balance sa merde sur tous ceux qui refusent d'aller aussi loin que lui. Pour cette raison, certains fafs appellent les skins des "trisomiques 88", bien qu'ils soient eux-mêmes des mythomanes consommés.
Les skins antifas ne sont pas très différents. A la base, ils sont devenus skins parce qu'ils voulaient être des racailles, mais ils avaient besoin d'un vernis politique pour justifier leur mode de vie à la con - vernis dont les racailles ne s'embêtent absolument pas. Un skin antifa est avant tout un mec qui fait des conneries, qui défie constamment tout le monde, tout en éprouvant le besoin d'être bien vu. Comme la racaille, il se victimise, assène aux gens un discours mi-larmoyant mi-belliqueux parsemé de fautes d'orthographes, et comme la racaille il n'aime pas la police. L'antifa n'aime pas l'ordre. Il se sent impuissant face à lui. A la fois lâche et dominateur, il a besoin de s'imposer, de montrer qu'il existe, sans avoir pour autant le courage de l'assumer. Par exemple, en faisant en tag ou en cramant une poubelle : s'il fait ça, c'est avant tout pour se prouver à lui-même qu'il est capable d'agir et qu'il est quelqu'un.
L'attirail politique "antifasciste" tourne entièrement autour de cet impératif. Si l'antifa est anti-flics, c'est parce que les flics l'empêchent de faire les conneries qu'il veut, et il se sent limité par leur existence. S'il est antifasciste, c'est parce qu'il n'est pas foutu de s'attaquer à autre chose qu'à des gens qui sont déjà des boucs émissaires publiques, et parce qu'il a besoin de se croire un super guerrier isolé alors que tout le monde a de lui une image bienveillante. Evidemment, l'antifa n'a jamais gagné la moindre once de maturité depuis ses quatorze ans, âge où il a acheté son sac Eastpak et ses premiers patchs à coudre dessus, et il ne lui est jamais venu à l'idée que l'ordre public pouvait avoir besoin d'un facteur coercitif pour être maintenu. Ou plutôt, il en est conscient, mais refuse d'admettre que ça puisse être aussi le cas pour lui. Non, le skin antifa n'a pas à être au-dessous des règles comme tout le monde, lui il est brave, il est antifasciste, il résiste contre un danger qui est mort depuis soixante ans, alors on ne la lui fait pas à lui.
Ce n'est pas pour rien que le skin antifa n'a strictement aucun projet positif : il est anti-ceci, anti-celà, jamais pour quoi que ce soit de positif. Comme le gauchiste standard, il passe son temps à monter au créneau et à accuser les gens sans rien proposer (si ce n'est l'exécution publique des gens qu'il n'aime pas). Seulement, le skin antifa est plus extrême que le gauchiste standard ; il boit plus, possède moins de vernis intellectuel et n'hésite pas à se poucaver ses potes quand il se fait arrêter - alors que le gaucho standard ne se fait pas arrêter puisqu'il ne tape jamais personne.

En dépit de cette opposition, le milieu skin n'est pas strictement divisé en deux avec les fafs et les antifas, ni même en trois avec les apos. Le skin se sert de la politique pour donner une coloration supplémentaire à son trip. S'il arrive à aligner quelques mots pour faire une phrase, ce n'est jamais que du baratin : le skin NS est nazi pour pouvoir s'identifier au Mal et aux figures marquantes de la SS, tandis que le skin antifa est de gauche parce qu'il aime se masturber sur Stalingrad et les soviets. Ni l'un ni l'autre ne se rendent compte que, sous un vrai régime totalitaire, ils seraient les premiers à finir dans un bataillon disciplinaire ou dans un camp.
Le milieu skin n'est d'ailleurs pas fragmenté du tout. Malgré ses bastons, dues aussi bien à la violence alcoolisée et aveugle qu'à la haine des uns contre les autres, beaucoup de skins ont retourné leur bomber plusieurs fois. On trouve chez les fafs d'anciens antifas, devenus fafs par fascination pour le mal qu'ils prétendaient combattre, et chez les antifas d'anciens skins fafs, rattrapés par le jugement du petit peuple et le politiquement correct. Un skin peut changer de camp pour toutes sortes de raisons : un de ses potes l'a fait aussi, il a vu une bonnasse en face alors il va la rejoindre... N'oublions pas que le milieu skin est très masculin. Avec son mélange de virilité et d'alcool, il semble repoussant à n'importe quelle fille normalement constituée. Dès qu'une nana y est, elle est obligée de se trouver un mec au sein de ce milieu si elle ne veut pas se faire tout le temps draguer, ou alors elle accepte de se faire passer dessus par tous ces copains, ce qui est souvent le cas.
Skins fafs et antifas ne sont pas des opposés irréductibles mais deux faces de la même médaille rouillée : on peut passer d'un côté à l'autre sans problèmes, et on peut aussi en revenir. C'est selon l'humeur et l'envie. La couleur politique du trip est comme celle du t-shirt : on consomme, on se lasse et on change. Les changements de camp sont légion, preuve que les grandes distinctions politiques ne sont plus rien, réduites à des distinctions de façade dont on se pare pour se faire beau. On se demande où sont passés les soldats politiques vantés par le rock pourri de nos amis les skins...
Bien sûr, il y a aussi les apos. Coincés entre les feufas et les antifeufas, certains skins se veulent apolitiques et axés uniquement sur leur trip. Au moins, ceux-là n'ont pas besoin de connerie politisée pour justifier leur mode de vie, ce qui leur vaut le mépris des antifas, persuadés qu'on doit absolument les rejoindre pour être un homme de valeur. Notons ici une différence flagrante - une fois n'est pas coutume - entre skins fafs et antifas : les fafs traînent volontiers avec des apos, sans leur reprocher de fréquenter parfois des antifas, alors que les rouges fustigent sans cesse les apos parce qu'ils discutent parfois avec les fafs. Cette différence est due au contexte politique. Le faf est diabolisé, il est déjà heureux de trouver quelqu'un qui l'accepte comme il est sans le juger de manière politiquement correcte, tandis que l'antifa a les médias et le PC (politiquement correct) derrière lui, et refuse toute personne qui ne se plie pas strictement à ses vues. Les NS seraient-ils plus tolérants que les anarcho-coco-rougeauds ?
En pratique, les apos sont souvent des grosses tarlouzes. Bien qu'ils soient fiers d'être apos et de ce qui les singularise par rapport aux autres, ils traînent autant avec les uns qu'avec les autres, en se tenant hors de leurs histoires de bastons. Mention spéciale aux apos de Jussieu, une bande de débiles qui change d'idéologie selon ses interlocuteurs. Quand ils traînent avec des fafs, ils disent "ah ouais, nous les antifas on les aime pas, on traîne pas avec eux" et quand ils sont avec des antifas, ils disent plutôt "non, mais les fafs ils sont pas comme nous, c'est nous les vrais skins, nous les fafs on traîne pas avec eux". Ridicule...

La conclusion n'est pas très difficile à tirer. Le mouvement skin est un mouvement de rue, donc une tendance incapable d'aller au-delà de la rue et fière de sa propre incapacité ; c'est un mouvement stupide, consumériste et superficiel, incarnant parfaitement les travers de la société de consommation avec un côté extrême qui permet de les diabolise ; et par ailleurs, ce mouvement est bien utile.
Ben oui : prenez l'exemple de l'ado qui en a marre des racailles de son lycée ou du politiquement correct. Comme il est influençable, il va suivre la voie des médias. Au lieu d'aller dans un mouvement politique normal, il va aller chez les skins dont les médias font leurs choux gras, et ainsi contribuer au mythe du skin violent et organisé. Les journalistes peuvent se vanter d'avoir réussi leur mission conservatrice : grâce à eux, un opposant un peu révolté va devenir un alcoolique consumériste, au lieu de participer à la construction de ce qui pourrait être un véritablr projet. Au lieu de menacer le système, les opposants vont devenir ses idiots utiles, et les médias pourront diaboliser ce qu'ils ont eux-mêmes contribué à créer.
Au fond, les skins ne sont pas responsable de la connerie de leur mouvement. Ils sont cons, ils sont cons, c'est pas de leur faute. Les vrais coupables sont ceux qui les encouragent dans la connerie, qu'il s'agisse du politiquement correct pro-antifa, des commerciaux qui vendent docs et t-shirts et des journaleux qui ont inventé de toutes pièces le mythe du skin NS dangereux pour l'état. Avec tout ça, les skins s'identifient à leur propre mythe journalistique, et ils continuent à tirer le reste vers le bas. Merci Daniel Schweizer !

mercredi 1 avril 2009

Communiqué : le 18, tous à Tours !

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POLITRASH
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Communiqué du 1er avril 2009

:: Le 18, tous à Tours ! ::

Le samedi 18 avril aura lieu vers Tours un concert de RAC comme on n'en avait pas eu depuis longtemps. En tête d'affiche : Brutal Attack, Frakass, ainsi que le légendaire Bunker 84 ! Des invités surprise sont également prévus, tels que Lemovice et Europa Nostra.

D'après des rumeurs persistantes, Paul Thore alias Le Bûcheron sera présent au concert. Il y tiendra un stand où il vendra ses merdes habits très classe, à un prix militant, afin que chaque nationaliste puisse s'habiller selon ses idées à défaut d'agir conformément à elles.

Bonne nouvelle également : Serge Elie Ayoub voulait faire partie de l'orga, mais il semble que les skins du cru aient refusé sa présence en leur sein. Motif : défaut de blancheur, au propre comme au figuré. Ces skins sont peut-être des skins, donc des trisomiques, il n'en connaissent pas moins la véritable vie de Batskin et ses liens extrêmement troubles avec les services de renseignement. Les fafs du net feraient bien d'en prendre de la graine.

La rédaction de Politrash sera elle aussi de la partie. Plus précisément, nous serons présents à la sortie du concert, où nous mettrons en vente des objets exclusifs ! Nous pouvons d'ores et déjà vous proposer à l'achat :
- Des morceaux du cerveau de Grand Gilles, retrouvés par hasard dans les poubelles de la maternité où il est né et conservés dans du formol (TRES RARE, prix à négocier);
- Des exemplaires uniques de l'arbre généalogique de Batskin, validés par le greffier du Tribunal des Naissances de Paris (seulement 25 euros au lieu de 29,99);
- Des t-shirts South Cide, que vous pourrez porter fièrement en disant que vous les avez conquis de haute lutte (20 euros... quoi, c'est trop cher pour un t-shirt ? Thore vend bien à ce prix, lui, et on ne lui dit rien du tout);
- Le numéro 88 de la lettre d'Emmanuel Ratier, "Faits et documents" : un must have (14,88 euros);
- Des posters à l'effigie de Marcel Stuart (5 euros sans dédicace, 8 euros avec dédicace);
- Des badges de Fasc, le clone de Goldofaf, fabriqués à 23 heures du soir entre une branlette sur Youporn et une branlette militante (2 euros);
Et bien d'autres objets que nous vous laisserons découvrir le moment venu.

Le 18 avril, tous à Tours !

PS : pour les fafs qui seraient tentés de dire "putain, bande de salauds, comment osez-vous balancer les infos du concert sur Internet, maintenant les crasseux et les RG sont au courant", sachez que les antifas sont déjà au courant au moment où nous écrivons ces lignes et que les chaînes de montage de cocktails molotov tournent déjà à plein régime à Nanterre I et à Paris IV Clignancourt. Tourrangeaux, à vos battes...

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POLITRASH
http://trashpolitique.blogspot.com
Contact : politrashredac@gmail.com
Permanence téléphonique : 01 14 88 14 88 (entre 2 et 3h du matin)
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vendredi 13 février 2009

Galerie photo : fafs 2

Quand on voit le fossé entre l'idéologie des fafs en paroles et leurs actes concrets, on a envie de sortir un Mauser pour en flinguer quelques-uns comme il y a soixante ans. Le faf se dit résistant, il prétend lutter contre l'islamisation et la colonisation de l'Europe, mais concrètement, que fait-il ? Il se prend en photo, se la raconte sur Internet ou devant une bière au fond d'un bar miteux. Au mieux, il organise des sorties collages d'autocs, des sessions de formation à deux balles où un vieux de la vieille va pérorer devant des jeunes ébaubis (entre 10 et 50 selon les groupuscules qui organisent), se la raconte dans son mouvement inutile, et s'auto-persuade que ce qu'il fait est d'une importance phénoménale. Quand le faf se bat, c'est pour critiquer un mouvement rival, lui aussi faf, ou des groupuscules antifas merdeux, pendant que les enjeux géopolitiques s'accomplissent sans que la moindre composante du milieu faf n'ait la plus petite influence dessus. Mais malheur à vous si vous le faites remarquer, car le faf, piqué, sort aussitôt son argument-massue : "et toi tu fais quoi ?".
C'est vrai que quand on prend du recul, on n'a pas le droit de critiquer... et pendant ce temps, le faf continue à consommer, en fringues, en bières, ou en virtuel sur Internet. Il consomme faf, mais il consomme quand même, il contribue à faire tourner la société sur laquelle il crache. En fait de militantisme, il y a de la frime, des mots, un océan de mots (à croire qu'il veut copier sur ses "ennemis" crasseux ?), mais derrière c'est du vent. Dans le même ordre d'idées, la musique qu'il écoute fait croire au faf qu'il est un guerrier, qu'un jour la France se réveillera, que tout changera, mais tout le monde dans ce milieu de crétins attend que ça se passe sans rien faire. Quand le faf agit, c'est pour coller trois autocs au fond d'une rue, faire acte de présence à un meeting ou promouvoir son propre mouvement au détriment des autres.
Inutile de dire que, pendant ce temps, les choses se font, et que là c'est réel.

Ci-dessous, quelques photos de fafounets. Certaines proviennent de Facebook, d'autres nous sont envoyées par Artémus Croa, extrêmedroitologue et membre de la CIA du milieu faf. Qu'il en soit remercié ! En récompense, la rédaction viendra lui remettre une peluche à l'effigie d'Eric Cartman, afin que lui aussi puisse avoir sa peluche au lieu d'en être seulement une. (Si vous ne regardez pas South Park, vous ne pouvez pas comprendre la dernière phrase, ne cherchez pas.) Sans plus attendre, passons aux photos.


La mode gabber gagne du terrain. Même le fils de Ben Laden s'y est mis !


"Avant, j'étais de gauche, mais un jour j'ai écouté Légion 88 et ça m'a fait devenir faf... J'ai toujours le même blouson que quand j'étais antifa, et personne ne s'en est aperçu, c'est cool !"


Alors qu'il priait, Dieu lui a donné la révélation : des lunettes de soleil en pleine nuit tu porteras, de la Kronembourg tu boiras, sur Facebook tes photos tu mettras. Comme ça, on les récupère après, et ça finit ici.
Machiavel n'était qu'un enfant de chœur à côté de nous.


Pétainiste et gauchiste ont un truce en commun : ils écrivent tous les deux des conneries sur quelque chose qui se voit. Pourquoi ne s'aiment-ils pas ? Mystère, mystère...


Libérez Michel Lajoye !


"La marche pour la vie, c'est trop choupi !"


La triplex, un attribut viril qui attire les nanas.


Que seraient les fafs sans Fakebook...


Voilà ce qui arrive quand on n'a pas le droit de se branler...


Tiens donc, Goldofaf traîne avec des bobos maintenant ?


Mec de droite : "Vas-y, viens ! On a sniffé du Popper, tu vas voir, c'est trop marrant !"
Mec de gauche : "Oh, je voudrais bien, mais les mecs de la rédaction ont enlevé ma tête de la photo, demande plutôt au type qui est derrière nous !"
Mec de droite : "Pourquoi ils ont enlevé ta tête ?"
Mec de gauche : "Ben aujourd'hui je suis plus un petit fafounet, tu vois..."
Mec de droite : "Salaud ! Tu as trahi le milieu faf !"
Mec de gauche : "Ben ouais, mais comme c'est une photo, tu rigoles toujours, ha ha !"
Mec de droite : "hi hi !"


La rédaction : "Werwolf ?"
Faf : "Non, GTA IV !"


On a retrouvé un des modèles d'Arno Brecker au RF !


Quand on croise un métalleux et une racaille, ça donne... un faf. Faut-il en conclure que le métalleux est plus faf que le faf ?


Pour l'instant, il n'ose porter sa panoplie que devant son armoire, mais un jour...


"Moi, je défends la France ! Et je fais des montages avec Photoshop aussi !"


*schlffffff !!!! schlffffff !!!!*


C'est bien la peine de cacher son visage si on met son nom dessus après. Qui a dit que Bigbrothersbook effrayait les fafs ?


Même chez les bourgeois conservateurs, les mœurs évoluent : il est désormais possible de venir à un rallye vêtu de Lonsdale ou d'un blouson de l'armée du salut sans passer pour un clochard. C'est tout de même plus social que les conneries des antifas.

vendredi 12 décembre 2008

Portrait : le faf

Si vous habitez le 15ème arrondissement de Paris, le quartier Saint-Etienne de Nice ou certains endroits isolés de la France profonde, vous en avez sûrement déjà vu. Les cheveux courts ou rasés, quelquefois des sambas aux pieds (les docs étant tombées en désuétude) ou un harrington sur le dos, le militant faf est un jeune homme dont l’âge (entre 16 et 25 ans pour la plupart) oscille autant que le taux d’alcoolémie en soirée. Comme tout un chacun, le militant faf rêve de faire de la politique et de changer le monde. Pour cela, il a la fougue des meetings enflammés et des manifs criardes, mais hélas ! Cette flamme-là ne s’allume que pendant les meetings ou les manifs. Le reste du temps, le militant faf est surtout un mondain. Mondain du pauvre, puisque ses mondanités se limitent à boire des bières avec ses camarades en écoutant du RAC pourri.

Pourquoi est-il devenu faf ? Il y a deux facteurs principaux. Le premier est une certaine lassitude, un certain ras-le-bol vis-à-vis de la société dans laquelle il vit. Quelquefois, c’est simplement une crise d’adolescence ; ça peut être aussi l’exercice d’un minimum de bon sens, qui lui permet de prendre conscience que les racailles qui l’emmerdent dans son lycée n’ont rien de bon à lui apporter, qu’elles pourrissent la vie à tout le monde et qu’elles ne sont pas les victimes que l’on prétend dans les médias. Pour lutter contre elles, et surtout trouver des gens qui le soutiendront plutôt que de l’enfoncer, il part à la découverte du bord politique le plus diabolisé depuis trente ans : l’extrême droite. Le second facteur est une fascination plus ou moins avouée pour l’immoral, l’incorrect, ou du moins ce qui est considéré comme tel par toute personne dite normale. Pour certains, ce sera la religion catholique, mise au pilori depuis deux siècles, pour d’autres ce sera l’identité, la croix celtique ou encore les écussons SS.
Si le milieu faf n’était pas autant pointé du doigt, peut-être n’aurait-il pas l’air si attirant pour tous les paumés qui traînent, ou pour les boucs émissaires éprouvant une sympathie instinctive envers tout ce qui est rejeté. Bien souvent, le militant faf cumule ces deux passifs. Les extrêmes ont toujours attiré les paumés. A l’image du rap ou du milieu des sports de combat, on trouve dans le milieu faf un nombre incalculable de poseurs et de cas sociaux, qui prétendent vouloir changer le monde mais se complaisent dans un agréable rôle d’antagonistes.
La vague skin est finie depuis quelques temps. Déjà dans les 80’s, à sa période de gloire en France, elle n’était qu’une série d’histoires débiles entre bandes. Les skinheads n’ont jamais été autre chose que des alcooliques, aussi bêtes que violents, et ils se battaient entre eux – parfois entre skins du même bord – pour des histoires d’alcool ou de filles. Aujourd’hui, vous pensez. Qu’à cela ne tienne : même chevelu, le militant faf est fasciné par les skins, pour la simple raison qu’ils ont fait tout ce que lui n’ose pas faire. Etant un mytho dans l’âme (le militant faf cumule les travers…), il va tenter de reprendre le look de ses idoles. Pour ses sorties, qu’il prétendra être des ratonnades ou des rassemblements hyper-importants mais qui se terminent toujours de la même façon, c’est-à-dire dans un bar, le militant faf va enfiler sa panoplie de skinhead achetée sur Ebay et partir en vadrouille avec ses copains.
Inutile de préciser que, la semaine, le faf ne se looke pas. Les sambas, le harrington, le polo Fred Perry ou le bomber Lonsdale restent bien au chaud dans la penderie cinq jours sur sept. Se looker au lycée, avec toutes les racailles qui y traînent, c’est dangereux. Le faf a beau être un street warrior, un soldat urbain toujours prêt à combattre pied à pied pour défendre ses idéaux, il préfère éviter les problèmes au lycée. Être un « guerrier à 100% de sa puissance », comme disait un mec du forum natio, c’est bien, mais pas tous les jours. S’il travaille (dans un boulot de merde, forcément, vu qu’il a raté ses études), il ne peut ou n’ose pas porter sur lui le moindre indice qui trahirait sa couleur politique. Seulement le week-end, on vous dit. A moins qu’il n’y ait un meeting ou un rasso un soir de semaine, ce qui arrive si peu souvent que le faf va s’y précipiter illico presto. Dans ce cas, il va mettre avec fierté sa panoplie de skin pour parader avec ses camarades dans les rangs du rasso. Le reste du temps, notre faf passe la semaine à attendre le week-end, ce qui veut dire qu’il passe cinq jours sur sept comme un poisson mort, à faire un boulot qu’il n’aime pas en songeant avec envie à ses beuveries (qui sont, de toute façon, aussi médiocres que son boulot). Il appelle ça « faire partie de la working class ». Le vendredi soir, après une semaine de fatigue et d’ennui mortel, le faf met son harrington/bomber et file voir ses camarades ! S’il habite en région parisienne, il va s’agglutiner avec eux chez Batskin, c’est-à-dire dans une salle de 10 m² pompeusement appelée « Local » ou dans un autre bar miteux du 15ème. Là, il va dépenser son argent durement gagné en pintes hors de prix, qu’il éclusera comme une machine. Toute sa soirée ne sera que brouhaha, fumette sur le trottoir de la rue de Javel, échange des derniers ragots du milieu faf – ce qui lui permet d’éprouver la joie toute palpable d’en faire enfin partie –, écouter un peu de RAC (ou de RIF, selon qu’il a deux ou trois neurones qui s’agitent dans son petit bocal) et finir la soirée à 3h du mat’ en vomissant dans le caniveau.
Après quoi, une fois rentré chez lui, il allume son ordinateur et fait le tour de ses forums préférés (Stormfront, Forum Natio et autres Paroles de France) pour y parler des nouveaux potins qu’il a appris, en les couvrant toutefois d’un voile de mystère, dans le but de montrer aux internet warriors du forum que lui, c’est un vrai, qu’il fait vraiment partie du milieu, pas comme tous ces nolifes frustrés qui n’ont jamais vu un faf de leur vie et qui passent leur temps sur des forums bidons. Notre fafounet passe deux heures à puer de la gueule (ben oui, il a vomi) devant son écran, en pleine nuit, prolongeant sa soirée pourrie dans l’obscure intimité de sa chambre. En faisant gaffe, dans la plupart des cas, de ne pas réveiller Maman qui dort à côté. Regardez le nombre de messages postés sur les forums fafs entre 3 et 6 heures du matin le week-end, c’est édifiant… On n’ose pas imaginer l’état de délabrement physique et mental des types qui postent à cette heure-ci. Une fois le tour des forums accompli, le militant faf va se coucher (sans se laver) puis dort toute la journée. Ainsi, il flingue son week-end – vu qu’il passe ses journées à dormir, et ses nuits en beuverie ou en branlette – et se plaint de ce que faire partie de la working class lui laisse si peu de temps libre. S’il ne le gâchait pas à ce point, il en aurait peut-être un peu plus, de temps libre. Mais ne lui dites pas, il pourrait s’énerver sur Internet… Pas étonnant qu’ils ratent tous leurs études…

Tout cela n’empêche pas le faf de croire, le plus sérieusement du monde, qu’il rend service à la France (ou à l’Europe, c’est selon) de par son engagement dans le milieu. Après tout, même s’il n’a jamais adhéré à aucun mouvement, vu qu’il n’a pas envie de se casser le cul à coller les soirs de semaine – il préfère regarder la Star’ac ou Anal Plus – il fait quand même partie du milieu. Il connaît d’autres types comme lui et vomit la même bière qu’eux, alors c’est un militant, forcément. Parlons-en, tiens, du militantisme. Dans la plupart des cas, le militantisme du faf de base se limite à coller trois autocs devant son lycée une fois par mois, en maudissant les gauchistes qui viennent les arracher dès le lendemain. Cela consiste aussi à venir à un rasso/meeting de tel ou tel groupuscule, non pas pour écouter les orateurs, mais simplement pour montrer aux gens du milieu qu’il y était et donc qu’il s’engage à fond. Par la suite, il fera des concours de longueur de bite avec d’autres fafs, ce qui donnera des échanges du style « ouais, moi j’y étais, à celui d’avant même j’y étais aussi, et toi tu fais quoi ? ». De sorties nocturnes (se limitant, pour un fafounet parisien, aux rues proches du bar à Batskin et à quelques soirées gabber) en meeting-branlettes, le militant faf se constitue une petite collection d’évènements. Il s’en servira pour se la péter dans les soirées bière, et montrer à ses camarades combien il est vraiment faf. Les camarades en question étant, bien sûr, des boulets comme lui croisés au hasard des comptoirs et des rassos. Le militant faf se raccroche à eux pour ne pas se retrouver seul, et chacun se raccroche les uns aux autres.
C’est là tout ce qui intéresse le faf. Paraître. Comme les gothiques ou les racailles, les fafs passent leur temps à se constituer une image de marque, pour oublier qu’ils se font chier toute la semaine et que leur vie n’a aucun sens. Petit à petit, l’image que le faf veut donner de lui-même lui colle à la peau, à tel point qu’il ne quittera plus le milieu faf même s’il finit par le voir pour ce qu’il est (à savoir un ramassis de branleurs). A quoi bon avoir une image de marque s’il n’y a personne pour la voir ? Un vendeur de produits avariés (par exemple, un tenancier du 13ème arrondissement) est obligé d’avoir une devanture propre pour attirer l’attention dans le bon sens et garder une apparence irréprochable. Le milieu faf est pareil. A écouter leur musique, on s’imagine une confrérie mystique, où le nouveau venu découvre un savoir sacré et où toute trahison est punie de mort. En réalité, le faf est avant tout un ado attardé, qui a désespérément besoin de faire croire aux autres qu’il vaut quelque chose. Le principal objectif étant de s’en persuader soi-même. S’il n’avait pas de camarades avec qui jouer au guerrier, le faf se retrouverait face à son propre vide existentiel. Et les camarades sont dans le même cas que lui…

Avec 90% de boulets en son sein, comment voulez-vous que le milieu faf change quoi que ce soit à la société ? Il est déjà chanceux d’avoir réussi à effrayer ses pseudo-ennemis, à savoir les gauchistes, malgré le fait que ceux-ci soient plus nombreux. Et encore : ce sont les JNR, soit une vingtaine de personnes, qui ont tout fait, malgré le fait qu’une bonne centaine de mythomanes s’approprient les anecdotes ultra-bandantes avec lesquels Batskin a constitué son propre mythe. L’élite parmi la pseudo-élite, donc. C’est déjà pas mal, ne leur en demandons pas trop.