Affichage des articles dont le libellé est grand capital. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est grand capital. Afficher tous les articles

vendredi 12 décembre 2008

Portrait : l'antifa

Vous avez lu le portrait du militant faf ? Non ? Eh bien, vous avez intérêt à aller le lire fissa, parce que l’antifa, c’est tout pareil. L’antifa ne vit que par rapport au faf, et sa manière de lui cracher dessus à longueur de temps ne dissimule pas les traits de caractères fondamentalement similaires entre ces deux guignols. Les références changent, les symboles changent, les héros ne sont pas les mêmes, le faf se dit aristocratique et viriliste quand l’antifa se veut égalitaire et pacifiste. Qu’à cela ne tienne : fafs ou antifas, on retrouve la même mentalité de crétin des deux côtés.

Soyons justes, comme dirait Ségolène. Il y a pire que le faf sur cette terre : l’antifa. Un antifa, c’est comme un faf, mais en dix fois pire. Plus con, plus mythomane, plus sûr qu’il va changer le monde avec les trois arguments spécieux sur lesquels son groupuscule bidon a déposé un copyright avant qu’il n’y adhère. Paumé, creux, ou alors péteux moralisateur qui juge tout et tout le monde, on trouve beaucoup plus de pseudo-intellectuels à la ramasse du côté des crasseux que des fafounets (d’où notre préférence pour ces derniers).
La différence essentielle entre le futur feufa et le futur bolcho, c’est que le bolcho a poussé sa rébellion moins loin. Au lieu de s’offusquer des contradictions entre la propagande des médias (qui ne sont, au fond, qu’un ramassis de bobos hypocrites) et sa propre expérience, il a vu celle-ci avec le prisme des médias, ou pire encore n’a jamais eu d’expérience digne de ce nom. Un antifa qui défend les pauvres racailles n’est jamais allé dans une cité de sa vie. Il suit simplement l’opinion de son entourage et des médias. Le métissage, c’est génial, le Che c’est trop de la balle, la guerre c’est caca, la paix c’est mieux, et bien sûr le FN est le Mal absolu. A la lecture des torchons anti-Front qu’on trouve partout dans les journaux, notre paumé a trouvé un bouc émissaire idéal, qu’il tiendra responsable de tous les malheurs du monde : le Front National. Plus tard, quand il s’engagera davantage (quoiqu’on ne puisse pas réellement parler d’engagement…), il élargira sa croyance à l’intégralité du milieu faf.
Bien entendu, l’antifa n’a aucun esprit critique. Il est l’exemple parfait de ce que devient un mouton qui s’est un peu trop énervé pendant sa crise d’adolescence. La rencontre d’un camarade de classe portant un t-shirt AnArChY ReBeL et fumant des joints dans les toilettes va s’avérer déterminante. Avant d’être antifa, il suivait déjà toutes les modes : tout gosse, il jouait aux Pokémon, a écouté Manu Chao et MC Solaar à la puberté, pour la seule raison que c’était top citoyen et que tous les médias en parlaient… Adepte du politiquement correct, suiveur par excellence dont seul l’orgueil mal placé et une vague envie de violence le pousseront à faire de la politique, il va marcher sur les pas de son camarade rebelle. Même si le camarade en question est totalement vide de l’intérieur, peu importe. En fait, il vaut même mieux qu’il soit vide, il attirera plus de monde. L’antifa aime le clinquant. A ses yeux, seul compte ce qui se voit, et il va rarement essayer de réfléchir par lui-même au-delà des apparences. Il tombe raide dingue devant les jeans déchirés, la tignasse huileuse, le sac Eastpak tout crado et les dix mille patchs AnArcHy SkAt3r de son ou ses camarades de classe. Dès que possible, il imite leur look pour devenir l’un d’eux. N’ayant pas de consistance interne, l’antifa est prompt à suivre les modes et à s’identifier à un truc extérieur parce qu’il n’a aucune identité propre. Seule la haine de ses pseudo-ennemis fafs, un ego monstrueux et la flemme d’aller voir ailleurs que dans son milieu de crétins le forceront à y rester.

L’antifa est avant tout un consommateur. Il crache sur le Grand Capital, sur les grands patrons et sur les riches (comprendre les gens plus riches que lui) qui exploitent les pauv’gamins du tiers-monde, mais il est bien content de pouvoir acheter ses merdes made in China avec l’argent de poche de papamaman. Pour lui, et même s’il prétend tout le contraire, la valeur de quelqu’un réside dans son look. Avoir un sac Eastpak aux bretelles desserrées, couvert de badges et de patchs achetés par VPC, fera toute la différence à ses yeux entre une bonne et une mauvaise personne. (Si si, bonne et mauvaise, car l’antifa est également manichéen. Comme le faf, il cumule les tares.) On retrouve cette idée dans les manifs de gauchos, où l’élite des militants se remarque au nombre d’autocollants portés sur soi. Des fanatiques incultes transformés en hommes-sandwichs le temps d’une manif, entre une soirée beuverie et une séance de fumage de joints, ça fait une vache d’élite révolutionnaire !
Qui dit consommateur dit business, et nombreux sont ceux à avoir compris que l’antifascisme pouvait être une source de profits. Déjà, à l’époque de Che Guevara, certains opportunistes sont devenus riches en vendant des t-shirts ou des drapeaux à son effigie. Ils se sont fait enrichir en fournissant une mode aux innombrables gogos poursuivant la mode du moment. Aujourd’hui, c’est toujours pareil. Fringues, patchs, pin’s, sacs en tissu synthétique véritable et « économie solidaire » bidon, il existe un véritable business de la rébellitude. C’est là toute la force du capitalisme. Il peut transformer n’importe quoi en mode et s’en servir pour générer du profit, même quand la chose en question a été créée contre lui. Evidemment, le mouton antifa de base ne comprendra ça qu’à 30 ans passés, et il sera trop tard. Pour faire bonne mesure, il s’impliquera à son tour dans le « commerce équitable », qui consiste à faire exactement la même chose que les vendeurs de drapeaux Che Guevara mais avec des VRP français plutôt que les américains d’Universal.
En attendant, que va faire l’antifa ? S’impliquer dans un mouvement (enfin, plutôt un groupuscule) politique ? Sûrement pas, c’est beaucoup trop fatiguant pour lui. L’antifa moyen est fainéant. Même à la fac, où il dispose de beaucoup de temps libre, il fréquentera assidûment les « réunions publiques » (vous savez, ces débats participatifs, où l’ordre de parole de chacun est rigoureusement planifié et où tout est organisé par avance), les manifs et les concerts, mais refusera de s’encarter où que ce soit pour la même raison que son homologue faf, à savoir parce que le militantisme l’emmerde et qu’il préfère largement picoler dans un bar que se les geler à coller régulièrement des affiches. Petite nuance toutefois : si le faf boit comme un trou, l’antifa ne se limite pas à l’alcool, puisqu’il fumera au moins un joint par mois (si possible en taxant des lattes à ses potes, car il est trop radin pour payer lui-même son chichon), ou touchera à d’autres drogues s’il en a l’occasion. La vie engagée de notre crasseux se partagera entre alcool, joints, concerts (politiquement correct aidant, il y a beaucoup plus de concerts gauchos que de concerts fafs) et manifs. Il distribuera également des tracs contre (rayez les mentions inutiles) : la faim dans le monde, les bombes à sous-munitions, les vilains génocideurs du Durafour, pardon, du Darfour, le complot néo-nazi (variante antifa du complot judéo-maçonnique faf) ou autre connerie du même tonneau. Bien sûr, il ne le fera qu’une fois, car la soirée cannabis n’attend pas. Il se sera néanmoins persuadé lui-même que son acte était super-important, qu’il lutte contre les grands fléaux mondiaux et qu’il est un bienfaiteur de l’humanité. Par la suite, il cassera les couilles à tout le monde en essayant de donner mauvaise conscience à ceux qui n’étaient pas avec lui ce jour-là. Tout en se vautrant lui-même dans la drogue et l’alcool, l’antifa donnera des leçons à tous ceux qui refusent de militer dans son milieu pourri.

Pour le reste (ragots à deux francs prenant une importance phénoménale, histoires de bandes, mythomanie de comptoir, super-guerriers en papier mâché défendant leurs idées par la violence…) on retrouve chez les crasseux toutes les tares du milieu faf.